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Tous deux sont liés par la passion commune du football. Michel Platini et Nicolas Sarkozy, nés la même année, en 1955, se connaissent depuis plusieurs décennies, et se sont longtemps tutoyés. Le « Qatargate » a, depuis, distendu ce lien et, en privé, Michel Platini ne décolère pas envers l’ex-chef de l’Etat, comme le démontrent des éléments judiciaires dont Le Monde a eu connaissance.
Dans le viseur des juges d’instruction chargés de l’information judiciaire ouverte pour « corruption » sur l’attribution de la Coupe du monde 2022 de football au Qatar – mais non poursuivis à ce stade et présumés innocents –, M. Platini et M. Sarkozy ne se sont croisés qu’à de rares occasions, en tribune, depuis que le premier a quitté l’Elysée, en mai 2012.
Les magistrats instructeurs cherchent à déterminer les raisons et les éventuelles contreparties qui ont conduit l’ex-président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), d’abord favorable à la candidature des Etats-Unis, à faire volte-face et voter pour l’émirat gazier lors du scrutin d’attribution du tournoi, le 2 décembre 2010.
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10 commentaires
Plutôt que de rejeter toute la responsabilité sur Sarkozy, il faudrait analyser le contexte global.
Michel Platini a-t-il vraiment pu résister à toutes les influences? La question mérite d’être approfondie.
C’est effectivement un point clé. L’indépendance supposée des dirigeants sportifs est souvent mise à l’épreuve.
Les liens anciens entre Platini et Sarkozy ont-ils joué un rôle? Une question à creuser.
Cette affaire rappelle que le football n’échappe pas aux enjeux géopolitiques et économiques.
Trop vrai. L’argent et le pouvoir corrompent tout, même le sport.
Intéressant de voir comment les relations politiques peuvent influencer des décisions sportives majeures. J Cedar ce que cela révèle sur les pressions exercées pendant les négociations.
On dirait que les magistrats ont du travail sur les bras pour démêler cette affaire complexe.
C’est le chaos total. J’espère qu’on aura des réponses claires un jour.
Le ‘Qatargate’ montre une fois de plus les liens troubles entre politique et sports. Les racines du problème sont profondes.