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Le fait d’accuser de blasphème un professeur sur les réseaux sociaux peut-il constituer une infraction terroriste dès lors que ce professeur a ensuite été assassiné par un individu radicalisé ? Cette question était au cœur du procès de l’assassinat de Samuel Paty, en 2024, comme elle l’est du procès en appel qui s’est ouvert, le 26 janvier, devant la cour d’assises spéciale de Paris.

En première instance, l’agitateur islamiste Abdelhakim Sefrioui avait été condamné à quinze ans de réclusion criminelle pour « association de malfaiteur terroriste ». Dans ses motivations, la cour avait estimé qu’il s’était lancé avec le père d’une collégienne, Brahim Chnina, dans une « fatwa numérique », dont les deux hommes avaient « nécessairement » conscience qu’elle faisait courir un « risque » au professeur d’histoire-géographie en raison du « contexte » de menace terroriste liée à la question des caricatures de Mahomet.

La défense d’Abdelhakim Sefrioui estime au contraire que, en condamnant leur client, la justice a créé une nouvelle infraction « non intentionnelle ». Afin de savoir si cette campagne en ligne visant Samuel Paty lui faisait nécessairement courir un risque terroriste, deux avocats de l’agitateur, Vincent Brengarth et Colomba Grossi, ont fait citer Laurent Nuñez, coordinateur national du renseignement au moment des faits et actuel ministre de l’intérieur.

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12 commentaires

  1. Interesting update on Procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty : le témoignage du ministre de l’intérieur sème la zizanie à l’audience. Curious how the grades will trend next quarter.

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