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Le détenu multirécidiviste de 23 ans qui avait agressé, vendredi, aux ciseaux trois surveillants à la prison d’Aix-Luynes, située dans les Bouches-du-Rhône, a été mis en examen pour tentative de meurtre et transféré à Villefranche-sur-Saône, dans le Rhône, a appris l’Agence France-Presse (AFP), lundi 12 janvier, auprès du parquet d’Aix-en-Provence. L’état de santé des deux surveillants de prison les plus gravement blessés s’améliore, a ajouté le parquet, interrogé par l’AFP.
L’homme a porté plusieurs coups de ciseaux à des surveillants alors qu’il était entendu en début de journée, dans un bureau, à la suite de l’agression de son codétenu la nuit précédente. Un des surveillants a été hospitalisé après avoir reçu plusieurs coups de ciseaux au niveau du cou.
Selon les premiers éléments recueillis, les surveillants avaient demandé au détenu de venir s’expliquer : son codétenu avait le visage tuméfié et l’avait désigné comme son agresseur. Le vingtenaire avait été transféré de deux autres établissements, déjà pour des violences sur agents.
Luynes, l’une des plus importantes prisons de France, est confrontée à un taux de suroccupation moyen de 166 %, avec 2 000 détenus pour 1 200 places, avaient alerté les autorités judiciaires locales en 2024.










9 commentaires
Une situation inquiétante dans une prison déjà surpeuplée. Les conditions de détention doivent être améliorées pour éviter de tels incidents.
Tout à fait d’accord, la suroccupation aggrave les tensions.
Les surveillants ont subi des blessures graves. Cet acte est inacceptable et doit être sévèrement condamné.
2000 détenus pour 1200 places, c’est indécent. La réforme pénitentiaire tarde à venir.
Le problème est structurel, pas seulement une question de moyens.
Un transfert après cette agression, mais qu’en est-il des agressions précédentes ? Le système semble défaillant.
Les establishment pénitentiaires sont en crise. Quand les solutions concrètes arriveront-elles ?
Ce cas illustre les risques auxquels sont exposés les surveillants. Des mesures de sécurité supplémentaires sont nécessaires.
Et une meilleure formation aussi, l’agresseur était connu pour ses antécédents violents.