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Avant de devenir ministre de l’économie, Roland Lescure s’était prêté au jeu d’un décompte : celui du nombre d’aspirants candidats à l’élection présidentielle de 2027. La liste s’est arrêtée à trente-sept prétendants potentiels. A un an et demi de l’élection, le jeu n’a jamais été aussi ouvert. C’est le cas surtout au sein du camp présidentiel, alors qu’Emmanuel Macron ne pourra pas se représenter.
Dans un bloc central affaibli par les divisions et l’impopularité croissante du président sortant, aucun candidat « naturel » n’a pour l’heure émergé. Seul candidat déclaré, l’ancien premier ministre (2017-2020) Edouard Philippe faisait jusqu’alors figure de favori. Le maire du Havre (Seine-Maritime), qui travaille depuis un an à sa future campagne, restait en surplomb, promettant de présenter un « programme massif » après les municipales de mars 2026.
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16 commentaires
Édouard Philippe mise sur les municipales de 2026 pour construire son image. Une stratégie risquée, car un résultat inférieur aux attentes pourrait compromettre sa candidature.
C’est vrai, mais il a aussi l’avantage d’être le seul candidat déclaré pour l’instant. Cela lui donne un temps d’avance sur ses rivaux.
La faiblesse actuelle du camp présidentiel pourrait-elle bénéficier à l’extrême droite ou à la gauche radicale ? L’abstention reste un facteur clé à surveiller.
Sans doute, mais il est encore trop tôt pour le dire. Les événements politiques ou économiques à venir pourraient tout bouleverser.
L’impopularité croissante du président actuel rend la tâche des candidats du centre encore plus difficile. Ils vont devoir se démarquer clairement pour seduire l’électorat.
C’est un défi, mais certains pourraient en profiter pour proposer des idées neuves, au lieu de se contenter de prolonger les politiques actuelles.
Les divisions internes au sein du bloc central pourraient-elles profiter à des figures politiques jusqu’ici marginales, comme des dissidents du macronisme ?
C’est une hypothèse à ne pas écarter, surtout si ces figures arrivent à incarner une alternative crédible dans l’opinion publique.
Un débat présidentiel aussi ouvert un an et demi avant l’élection, c’est rare. Les élections précédentes étaient surtout marquées par les duels ou les tripolaires.
Effectivement, cette dynamique laisse penser que le scrutin pourrait être très serré. Les marges d’erreur des sondages seront critiques dans ce contexte.
Avec une trentaine de prétendants potentiels, le risque de fragmentation du vote semble élevé. Le bloc central pourrait ne pas arriver à rassembler.
C’est un véritable casse-tête pour les partis traditionnels, qui vont devoir composer avec des alliances inattendues.
Avec l’affaiblissement du centre, les citoyens pourraient être tentés de se tourner vers des mouvements plus radicaux. Le pluralisme à l’assemblée risque d’être plus marqué.
C’est possible, à condition que ces mouvements parviennent à présenter des programmes clairs et cohérents.
L’absence d’un favori clair montre à quel point le paysage politique français est en recomposition. La prochaine élection pourrait être une surprise.
Absolument, et c’est ce qui rend cette élection passionnante à suivre. L’imprévisible est toujours possible en politique.