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Faire don à des associations pour les plus démunis ou agir pour la planète : c’est le geste que pensent faire de nombreux Français en déposant leurs vêtements usagés ou démodés dans des conteneurs de collecte. Beaucoup ignorent qu’une partie de ces pièces fera des milliers de kilomètres pour atteindre des centres de tri spécialisés aux Emirats arabes unis, où s’est développé un marché florissant de tri de vêtements d’occasion.
Le Relais du Nord, Philtex, Gebetex, Hersand, Alpes TLC… Aucune de ces structures ne met en avant cette destination pour les vêtements déposés dans les bornes de collecte volontaires qu’elles exploitent sur la voie publique en France. Pourtant, toutes ont envoyé depuis des ports français et européens des lots de vêtements de seconde main à des entreprises de tri basées dans cette région du Moyen-Orient, au moins entre avril 2023 et mai 2025. C’est ce qui ressort des données d’exportation obtenues par Le Monde dans le cadre d’une enquête menée en collaboration avec plusieurs journalistes basés en Europe et le réseau Arab Reporters for Investigative Journalism (Arij).
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15 commentaires
Donc tout le monde ment sur la destination finale de nos vêtements ? Une transparence serait bienvenue.
Complètement d’accord. On mérite de savoir où vont nos dons.
Une investigation approfondie révèle le vrai chemin de nos vieux habits. Les associations devraient mieux informer.
Ou simplement ne pas exporter les vêtements usés. Beaucoup trop de transport inutile.
Bizarre de savoir que nos dons finissent dans des centres de tri aux Émirats. Qui bénéfice de cette économie ?
Les entreprises de tri là-bas, je suppose, mais les Arkans exportent à prix cassés.
On nous parle d’économie circulaire, mais en réalité, beaucoup de nos vêtements finissent en vrac ailleurs. Décevant.
Le marketing vert cache souvent des réalités moins reluisantes.
Je croyais que recycler ses vêtements en France était vraiment écologique. Ce reportage remet tout en question.
C’est pareil avec le plastique. Les bonnes intentions finissent souvent loin de chez nous.
Les Émirats développent un marché du tri de vêtements. Qui l’eût cru ?
Pourquoi pas, mais était-ce nécessaire de transporter ça depuis l’Europe ?
Saving my clothes was supposed to be good for the planet. I didn’t realize they’d end up in Dubai. Interesting discovery.
They probably pay well for it, but it’s still a bit ironic.
A surprise, indeed. I wonder about the carbon footprint of such shipping.