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Moins d’une semaine avant la date prévue du jeudi 26 février, il était encore question de repousser, pour la troisième fois, la présentation par la Commission européenne de son projet de loi sur l’accélération industrielle (IAA, pour Industrial Accelerator Act). Parce qu’il introduit des éléments de préférence européenne, pour protéger l’industrie, ce texte est au cœur d’une bataille en rangs serrés, qui se déploie au sein de l’exécutif communautaire, mais aussi entre les Etats membres. Tout cela, sur fond de lobbying intense du monde économique et de certains pays tiers, comme les Etats-Unis, le Japon, le Canada ou le Royaume-Uni, qui cherchent à préserver leurs intérêts.

A l’heure où le décrochage économique de l’Union européenne (UE) par rapport aux Etats-Unis et à la Chine est avéré, « l’accélérateur industriel » doit permettre à l’industrie de remonter à 20 % du produit intérieur brut de l’UE d’ici à 2035 (contre 14 % aujourd’hui) et de renouer ainsi avec ses niveaux du tout début des années 1990.

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