Listen to the article
Parmi le flot des nouvelles anxiogènes de ce début d’année, un chiffre est passé plutôt inaperçu. C’est celui de la croissance américaine, qui a atteint 4,3 % en taux annualisé au troisième trimestre 2025, rythme le plus élevé depuis deux ans. Cette croissance bien plus importante que prévu s’accompagne d’investissements massifs dans l’intelligence artificielle et la technologie. Si, pour les Américains, il y a de quoi se réjouir – ce que Donald Trump n’a pas manqué de faire, se félicitant de ces chiffres « géniaux » –, il ne rend que plus flagrant encore le décrochage européen : la zone euro ne devrait pas dépasser 1,5 % de croissance en 2025 et la France se contentera de 0,9 % ou 0,8 %.
Comme le rappellent les travaux de l’Observatoire français des conjonctures économiques, cet écart de performance tient pour l’essentiel à la faiblesse des gains de productivité en Europe. En France, notamment, la croissance du produit intérieur brut par habitant est deux fois moindre qu’aux Etats-Unis. D’où provient cette différence considérable, qui se traduit dans les revenus et les niveaux de vie ? Pas de la durée moyenne du travail, ni du nombre d’emplois par habitant, concluent quatre chercheurs de l’observatoire, dans un rapport sur le tissu productif publié en octobre 2025.
Il vous reste 69.38% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.










11 commentaires
Cette croissance américaine impressionnante devrait inspirer l’Europe, mais les investissements technologiques ne suffisent pas. Il faut des réformes structurelles pour rattraper ce retard.
Les gains de productivité restent le talon d’Achille européen, trop souvent négligé dans les débats politiques.
Effectivement, sans une modernisation de notre système éducatif, difficile de rivaliser sur le long terme.
Les chiffres de la croissance américaine sont effectivement impressionnants, mais comment expliquer un tel décrochage en Europe ?
Le manque d’innovation et de risques pris par les entreprises européennes pourrait être un facteur.
Cette croissance américaine semble cacher des disparités sociales de plus en plus importantes, mais c’est un autre sujet.
Vrai, mais la productivité reste le défi numéro un de l’Europe aujourd’hui.
Étonnant de constater à quel point les investissements en intelligence artificielle se traduisent si rapidement par de la croissance.
Les États-Unis ont une culture de la prise de risques bien plus marquée, ce qui facilite l’innovation.
Intéressant de voir comment la France et l’Allemagne peine à suivre le rythme américain. Les investissements dans l’IA semblent payer rapidement aux États-Unis.
L’éducation et la formation continue sont peut-être la clé pour combler l’écart technologique.