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Pour un jeune basketteur français, le rêve, c’est l’Amérique. Comme Tony Parker ou Victor Wembanyama avant eux, les prodiges de la balle orange aspirent à franchir l’océan Atlantique pour, un jour, évoluer en NBA. Et alors que le contingent tricolore dans la prestigieuse ligue professionnelle nord-américaine ne cesse de s’élargir – six Français sélectionnés lors de la draft 2025, sorte de Bourse aux talents, et cinq en 2024 –, de plus en plus de jeunes pousses sont tentées d’anticiper l’appel et de rejoindre les Etats-Unis, non pas pour la NBA, mais pour le puissant championnat universitaire.
Jusqu’en 2024, la National Collegiate Athletic Association (NCAA) tirait des revenus faramineux (droits TV, billetterie…) d’étudiants athlètes amateurs, qui risquent de perdre leur bourse au premier dollar touché. Après plusieurs procès, l’instance a fait sauter sa façade de sport amateur et permis aux sportifs d’être rémunérés.
Un nouveau système, appelé NIL (name, image, likeness, « nom, image, apparence »), a tout chamboulé, bien au-delà de l’écosystème sportif américain. Car la manne financière désormais proposée par les universités (plusieurs centaines de milliers de dollars annuels) est sans commune mesure avec les sommes que touchent les aspirants basketteurs en France. « Ce niveau de rémunération n’est pas aujourd’hui atteignable pour nos clubs français », confirme Philippe Ausseur, le président de la Ligue nationale de basket-ball (LNB).
La promesse d’une expérience
Cette saison, Ilias Kamardine (Dijon) et Roman Domon (Gravelines-Dunkerque), ou encore Léopold Levillain (Cholet), ont quitté la France pour le championnat universitaire américain. Grands espoirs du basket français, les deux premiers faisaient partie des têtes d’affiche du Young Star Game en 2025. Un dispositif, dont la deuxième édition se déroule, mercredi 4 mars, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), réunissant les 20 meilleurs espoirs évoluant en Betclic Elite (le championnat de France) sous les yeux des « scouts » (recruteurs) d’une vingtaine de franchises NBA.
« La formation française est unanimement reconnue comme étant parmi l’une des meilleures, si ce n’est la meilleure », met en avant Philippe Ausseur. Un potentiel rempart à la NCAA, aussi, en offrant aux joueurs une exposition médiatique et sportive, utile pour leur carrière. « C’est une belle plateforme et une belle vitrine. Maintenant, il faut que le niveau soit à la hauteur », observe François Nyam, agent de plusieurs jeunes joueurs français.
Car difficile de lutter face aux propositions lucratives des universités américaines qui, au-delà d’évoluer dans un championnat très suivi – ses phases finales, la March Madness (« folie de mars »), sont un événement national –, promettent une expérience : la vie sur un campus américain. « En France, on a une formation de qualité pour ce qui est du sportif, mais bien souvent elle contraint les joueurs à être déscolarisés très tôt », souligne l’agent François Nyam.
Le modèle français en péril
A l’inverse, malgré les millions de dollars qu’il brasse (les joueurs sont payés en droits à l’image), le championnat universitaire américain s’intègre dans un projet éducatif global et propose aux étudiants athlètes de « sécuriser un bagage académique avec un vrai diplôme de haut niveau », poursuit l’agent. Un argument de poids pour les jeunes talents et leurs familles, plus rassurant que le simple aménagement d’horaires scolaires proposé dans les centres de formation en France.
« Le gamin qui part aux Etats-Unis, je le comprends parfaitement, a exposé l’entraîneur des Espoirs de la JL Bourg, Nicolas Croisy, au média Trashtalk. Il va jouer devant 10 000 personnes, ici en Espoirs il joue devant 40. Il aura quatre personnes du staff pour prendre ses rebonds, il va devenir bilingue, et quand il rentrera en France, il aura mis de côté de l’argent pour s’acheter une maison, avoir une retraite. » Difficile de rivaliser face à cet Eldorado, qui ne s’intéresse plus désormais uniquement aux joueurs en formation, mais également à ceux évoluant déjà chez les professionnels.
Mais les zones grises sont nombreuses. Entité non affiliée à la Fédération internationale de basket-ball (FIBA), la NCAA ne se plie pas à ses règles, notamment en matière d’indemnisation des clubs formateurs qu’elle dépossède de ses forces vives – en juin 2025, le président de la LNB parlait de « pillage » face au ratissage en règle des facultés américaines dans le vivier tricolore. De quoi mettre en péril le modèle de formation à la française, car à quoi bon investir dans des joueurs qui risquent de prendre le large sans contrepartie.
A l’heure où le Young Star Game expose les prochains joyaux du basket français, ce dernier rivalise encore, côté sportif. « Nous n’avons pas grand-chose à envier aux Etats-Unis, insiste Philippe Ausseur. La preuve, peu de très grands talents français ont échappé à la formation en France. » A commencer par la star Victor Wembanyama, qui a annoncé, lundi, investir dans son club formateur de Nanterre.











16 commentaires
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