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Après avoir alerté pendant des années sur l’état d’un réseau vieillissant, le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire, SNCF Réseau, se réjouit que le législateur soit prochainement saisi d’une loi-cadre sur le financement des infrastructures de transports. Présentée mercredi 11 février en conseil des ministres, cette loi ne règle pas tout. Son sort dépend du Sénat, puis de l’Assemblée nationale où il n’est pas certain qu’elle puisse être examinée avant la présidentielle de 2027. Ce texte acte d’un diagnostic partagé sur l’état du réseau ferroviaire, les moyens à allouer pour stopper son vieillissement et donne des pistes pour assurer l’avenir.

« La loi-cadre est un progrès considérable. Elle nous donne de la visibilité à moyen-long terme pour résorber les 60 milliards d’euros de” dette grise” [le besoin de financement pour compenser le sous-investissement passé] que le réseau a accumulée et qui continue à se creuser de près d’un milliard d’euros chaque année », confie au Monde, Matthieu Chabanel, PDG de SNCF-Réseau.

L’axe central de cette loi consiste à « flécher » les revenus supplémentaires des contrats de concessions autoroutières, qui doivent être renouvelés entre 2032 et 2036, au profit des réseaux routier et ferroviaire. « Cette idée était dans le paysage depuis des années, mais nul ne savait si le pas serait franchi un jour, rapporte M. Chabanel. C’est quand même un acquis très fort et de la loi-cadre et d’Ambition France Transport », la conférence sur le financement des infrastructures de transport qui s’est tenue au printemps 2025 et dont les conclusions ont nourri le texte de la loi.

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