Listen to the article
Le 29 janvier, le Sénat examinera une proposition de loi « visant à lever, dans les territoires d’outre-mer, l’interdiction de recherche, d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures ». Cela ressemble à un chant des sirènes : un discours séduisant, fondé sur des promesses illusoires et cachant des risques majeurs, tant écologiques que démocratiques.
En 2019, après plusieurs mois de forage et près de 100 millions d’euros investis, TotalEnergies renonçait à ses explorations au large de Kourou (Guyane). Faut-il croire que le sénateur de la Guyane Georges Patient – qui siège avec les macronistes au sein du Rassemblement des démocrates progressistes et indépendants –, auteur de cette proposition de loi, dispose d’informations que ni les multinationales ni les prospections passées n’auraient révélées ?
En soixante ans d’exploitation sur le territoire français, la France a extrait environ 100 millions de tonnes de pétrole, soit à peine plus d’une année de consommation actuelle. Fonder une politique énergétique sur des gisements hypothétiques relève davantage du mirage que de la planification stratégique. Il serait plus sérieux d’investir dans les filières locales d’avenir : agriculture, pêche, métiers du bois, énergies renouvelables, écotourisme, autant de secteurs aujourd’hui sous-valorisés et désormais menacés par ces velléités extractives.
Vision néolibérale
Le texte avance que cette relance pétrolière rapporterait 8 milliards d’euros par an à l’Etat et 500 millions à la Guyane, qui supporterait donc l’essentiel des risques environnementaux, sociaux et sanitaires pour produire un pétrole consommé majoritairement dans l’Hexagone, tout en ne conservant qu’environ 6 % des recettes fiscales.
Cette logique rappelle de vieux schémas extractivistes : concentration des bénéfices au centre, externalisation des coûts aux marges. Elle repose sur une vision néolibérale court-termiste, qui sacrifie l’habitabilité future du territoire au nom d’une promesse de développement démentie par de nombreuses expériences comparables.
Il vous reste 68.7% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.









24 commentaires
The cost guidance is better than expected. If they deliver, the stock could rerate.
Good point. Watching costs and grades closely.
Good point. Watching costs and grades closely.
The cost guidance is better than expected. If they deliver, the stock could rerate.
Good point. Watching costs and grades closely.
Production mix shifting toward Politique might help margins if metals stay firm.
Good point. Watching costs and grades closely.
Good point. Watching costs and grades closely.
Interesting update on « Pour la Guyane, ce serait moins un levier d’émancipation qu’une nouvelle forme de dépendance ». Curious how the grades will trend next quarter.
Good point. Watching costs and grades closely.
I like the balance sheet here—less leverage than peers.
Good point. Watching costs and grades closely.
Good point. Watching costs and grades closely.
Uranium names keep pushing higher—supply still tight into 2026.
Good point. Watching costs and grades closely.
Good point. Watching costs and grades closely.
If AISC keeps dropping, this becomes investable for me.
Good point. Watching costs and grades closely.
Good point. Watching costs and grades closely.
Silver leverage is strong here; beta cuts both ways though.
Interesting update on « Pour la Guyane, ce serait moins un levier d’émancipation qu’une nouvelle forme de dépendance ». Curious how the grades will trend next quarter.
The cost guidance is better than expected. If they deliver, the stock could rerate.
Good point. Watching costs and grades closely.
Good point. Watching costs and grades closely.