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Volodymyr Zelensky suggère que Washington s’en prenne au Tchétchène Kadyrov afin de convaincre Moscou de mettre fin à la guerre en Ukraine
Les Etats-Unis pourraient faire subir au dirigeant tchétchène, Ramzan Kadyrov, le même sort qu’au président vénézuélien, Nicolas Maduro, afin de convaincre Moscou de mettre fin à la guerre en Ukraine, a suggéré mercredi le chef de l’Etat ukrainien, Volodymyr Zelensky. « Voilà un exemple avec Maduro, n’est-ce pas ? (…) Qu’ils mènent une sorte d’opération avec [Ramzan] Kadyrov, avec ce meurtrier », a déclaré M. Zelensky aux journalistes, au lendemain d’un sommet à Paris entre les Ukrainiens et leurs alliés occidentaux.
Il faisait référence à l’intervention militaire-choc de Washington samedi au cours de laquelle Nicolas Maduro et son épouse ont été capturés et emmenés de force à New York. « Peut-être que [Vladimir] Poutine le verra et réfléchira à deux fois », a lancé M. Zelensky après avoir avancé l’idée de prendre pour nouvelle cible le dirigeant tchétchène.
« Il émet un avis de recherche à mon encontre, il m’impose des sanctions. Et voilà qu’il demande de l’aide aux Américains », a répondu M. Kadyrov sur Telegram, dans un message accompagné d’insultes.
Ancien séparatiste devenu un fidèle du chef de l’Etat russe, M. Kadyrov dirige d’une main de fer la Tchétchénie, une république russe du Caucase. Il a applaudi la décision du Kremlin d’envahir l’Ukraine en février 2022, multipliant les menaces à l’encontre de Kiev et de ses alliés et envoyant des milliers de militaires tchétchènes au front.
Accusé de certains des principaux assassinats politiques de ces vingt dernières années en Russie, M. Kadyrov est aussi mis en cause par des ONG pour de graves violations des droits humains dans sa république. De nombreuses rumeurs ces dernières années l’ont donné malade ou mourant. Au début de janvier, l’un de ses proches collaborateurs a diffusé une vidéo dans laquelle on le voit en sa compagnie pour démentir de nouvelles allégations faisant état de son hospitalisation dans une clinique de Moscou.
Volodymyr Zelensky avait déjà réagi samedi à l’opération américaine au Venezuela, cette fois en semblant suggérer que les Américains prennent pour cible Vladimir Poutine lui-même. « A propos du Venezuela ? Qu’est-ce que je peux dire ? S’il est permis de s’occuper des dictateurs de cette façon, alors les Etats-Unis savent ce qu’ils doivent faire ensuite », avait-il alors lancé en conférence de presse.







13 commentaires
La situation est alarmante, mais je suis convaincu que les efforts humanitaires finissent par atténuer les souffrances.
Je m’inquiète pour les bassin miniers, d’autres pour les applications urbaines. En exercements, la boursicotte ukrainienne semble décapitée.
Des solutions à court terme pourraient-elles être envisagées pour fournir du chauffage et de l’eau aux populations touchées ?
Comment se déroule la reconstruction dans les zones touchées par les frappes ?
Les défis logistiques et financiers sont immenses, surtout avec la guerre qui continue.
Comment les pays voisins peuvent-ils aider à soutenir ces régions touchées ?
Les frappes sur des infrastructures civiles vont sans doute aggraver les tensions diplomatiques dans la région.
Ces frappe viennent rappeler que l’autorité ukrainienne ne peut pas préciser ses réponses sur les cibles russes en raison de l’intensité des frappes.
C’est un dilemme difficile, entre protéger les civils et riposter contre les attaques.
Ces attaques ciblées sur les infrastructures essentielles montrent une stratégie délibérée de terroriser la population.
La communauté internationale doit réagir fermement contre de telles actions.
Les frappes russes sur Dnipropetrovsk montrent encore une fois l’impact désastreux de la guerre sur les civils.
C’est une tragédie humanitaire qui devrait mobiliser la communauté internationale.