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Le gouvernement a-t-il failli à sa promesse ? C’est ce qu’affirment les députés du Rassemblement national lundi 17 novembre. Les élus se disent révoltés que l’article 20 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), portant sur l’obligation vaccinale des soignants, rejeté par l’Assemblée nationale, se retrouve finalement dans la copie envoyée au Sénat qui va débuter son examen en séance mercredi. En réalité, le gouvernement n’a fait qu’appliquer le droit constitutionnel.
Le sort de cette mesure s’était joué le 8 novembre au Palais-Bourbon. Ce jour-là, les députés décident de ne pas adopter l’article en question, qui légifère sur l’obligation vaccinale des professionnels de santé contre la grippe, notamment dans les Ehpad. Le vote est serré (108 voix contre, 95 pour), majoritairement grâce aux voix du Rassemblement national et de La France insoumise) et laisse pantoise la ministre de la santé. « Quoi ? », laisse échapper Stéphanie Rist au moment de l’annonce des résultats, pendant qu’Emeric Salmon (Rassemblement national, Haute-Saône) jubile : « On a gagné ! »
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16 commentaires
La réaction des soignants face à cette obligation pourrait être un facteur clé dans l’application de cette loi.
Certains professionnels de santé pourraient résigner face à cette mesure.
Le retour de cette mesure est-il justifié par l’actualité sanitaire ou politiquement motivé ?
Les deux probablement, comme souvent dans ces débats.
Une décision qui pourrait relancer les tensions entre soignants et pouvoir politique.
Le gouvernement assume-t-il suffisamment son changement de position ou tente-t-il de le justifier ?
Une décision qui pourrait avoir des conséquences sur la gestion des Ehpad l’hiver prochain.
Les résidents seront-ils mieux protégés ou y aura-t-il des pénuries de personnel ?
La ministre de la Santé semble désarçonnée, un signe de dissensions internes ?
Une mesure qui relance le débat sur la vaccination obligatoire, notamment dans le secteur de la santé.
Pourquoi la grippe et pas d’autres maladies ? Les critères semblent arbitraires.
Le retour de cette mesure montre des tensions persistantes sur ce sujet.
Le vote serré montre à quel point cette question divise même au sein de l’Assemblée.
La polarisation politique autour de ce sujet ne fait qu’empirer.
Le gouvernement contourne l’opposition en utilisant une autre voie législative, une stratégie controversée.
Est-ce vraiment un contournement ou le respect des règles constitutionnelles ?