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Question à un expert

Avec l’allongement de l’espérance de vie, on hérite de plus en plus tard, et donc le plus souvent à un âge ou l’on a déjà constitué son patrimoine. Aussi, plutôt que d’accepter la succession de ses parents, il peut être opportun d’y renoncer au profit de ses propres enfants. Ainsi, ces derniers recevront un patrimoine à un moment où ils en ont davantage besoin, et, cerise sur le gâteau, l’opération s’avérera bénéfique fiscalement.

En effet, au-delà d’un montant de 100 000 euros, les successions entre parent et enfant sont taxées selon un barème progressif dont les tranches vont de 5 % à 45 %. Renoncer à une succession pour faire en sorte que ses enfants héritent directement de ses parents permet de sauter une génération, et donc de faire l’économie d’une taxation.

De la même façon, il peut être opportun de renoncer au bénéfice d’un contrat d’assurance-vie au profit de ses enfants. Attention toutefois à la rédaction de la clause bénéficiaire indiquée dans le contrat. En effet, lorsqu’un bénéficiaire renonce, sa part n’est pas automatiquement transmise à ses propres enfants. Elle peut revenir aux autres bénéficiaires désignés lorsque l’hypothèse de la renonciation n’a pas été prévue lors de la rédaction de la clause.

En revanche, lors qu’est ouverte une succession, lorsqu’un enfant a renoncé, sa part revient automatiquement à ses propres enfants.

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