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« Tueurs de paysans, d’enfants et du vivant. » La banderole a été déployée, lundi 17 novembre à l’entrée de l’usine BASF de Saint-Aubin-lès-Elbeuf, en Seine-Maritime, près de Rouen. Au matin, environ 500 personnes revêtues de combinaisons blanches parmi lesquelles des agriculteurs de la Confédération paysanne avec leurs tracteurs, ont bloqué le site normand du géant allemand de l’agrochimie pour dire « stop à la production de pesticides », dénoncer « BASF exportateur de poison » et chanter à tue-tête : « l’agriculture, on veut en vivre, pas en mourir ».

« Il faut dépasser le clivage écolos-agriculteurs, explique Twim (qui n’a pas souhaité donner son nom), du collectif des Soulèvements de la Terre, à l’origine de cette mobilisation sans précédent. Les premières victimes des pesticides, ce sont les agriculteurs. »

« Notre colère ne s’éteindra pas sans changement profond. Nous invitons paysans et habitants à poursuivre cette mobilisation, à converger sur les autres sites de production de pesticides et à interpeller les institutions complices de ce modèle destructeur et meurtrier, explique Thomas Gibert, de la Confédération paysanne. A la COP 30, à Belem, les États prétendent lutter contre le changement climatique tout en favorisant les accords commerciaux comme celui entre l’Union européenne et le Mercosur, qui aggraveront encore la diffusion mondiale des pesticides. »

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7 commentaires

  1. Cette mobilisation montre que le sujet des pesticides est bien plus qu’une question technique, il touche au cœur des enjeux de santé publique et agricole.

  2. 500 manifestants, c’est une mobilisation impressionnante, même si je comprends les arguments économiques pour la défense de l’usine.

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