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Le signal est ténu, mais encourageant. Dans une étude publiée dans l’édition du 15 novembre de la revue Environmental Pollution, une équipe de chercheurs français et allemands indique qu’en 2018, l’interdiction de l’imidaclopride – le principal insecticide néonicotinoïde – s’est accompagnée, en France, d’une récupération mince mais mesurable, des oiseaux insectivores. Avant l’interdiction, la différence d’abondance de leurs populations entre les zones les plus fortement traitées et les zones exemptes étaient de 12,7 % ; après l’interdiction ce différentiel tombe à 9 % en comparant les mêmes zones.

En clair, la différence relative diminue : sans indiquer un rebond des populations, cela signifie au moins que la fin de l’imidaclopride a eu un impact positif sur l’avifaune insectivore. Un tel résultat confirme que la chute de ces populations d’oiseaux est en grande partie causée par l’écroulement de l’étage inférieur de la chaîne alimentaire, les populations d’insectes étant les premières victimes de l’imidaclopride. En effet, les oiseaux granivores ou généralistes (capables de s’adapter à plusieurs milieux et une diversité de sources alimentaires) ne sont pas affectés.

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11 commentaires

  1. Chloé W. Durand le

    Intéressant de voir que les oiseaux généralistes ne sont pas affectés, cela souligne le lien direct entre insectes et oiseaux insectivores.

  2. Une petite lueur d’espoir pour la biodiversité avec cette étude sur l’impact des néonicotinoïdes. Il était temps d’agir !

  3. Les oiseaux insectivores ne sont pas encore hors de danger, mais cette étude montre que les interdictions peuvent porter leurs fruits.

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