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Plusieurs centaines de migrants qui ont embarqué il y a plus d’un mois dans une pirogue partie des côtes de Gambie pour tenter de rejoindre l’Espagne, n’ont pas donné signe de vie depuis lors, a appris l’Agence France-Presse (AFP), vendredi 9 janvier.
Des milliers de personnes originaires d’Afrique de l’Ouest, en majorité des jeunes, tentent depuis des années la migration clandestine, partent des côtes de leurs pays en empruntant la périlleuse route de l’Atlantique pour gagner l’Europe, principalement via l’archipel espagnol des Canaries, à bord d’embarcations surchargées et souvent vétustes.
Le renforcement récent des contrôles en mer au Sénégal, en Mauritanie et au Maroc a conduit les départs des pirogues clandestines vers les Canaries à se déplacer vers le sud, notamment des côtes de Gambie et de Guinée à Conakry, rallongeant encore plus le temps passé en mer et ses dangers.
La pirogue n’ayant plus donné de nouvelles depuis plus d’un mois a quitté le 5 décembre la localité gambienne de Djinack (Nord) avec quelque « 300 personnes à bord dont des Sénégalais, des Gambiens, des Maliens et des Guinéens », a affirmé vendredi à l’AFP Omar Diop, un porte-parole de l’association Boza Fii, basée au Sénégal et engagée dans l’aide aux personnes migrantes et aux familles de disparus de la migration.
« Nous avons eu l’information sur le départ de la pirogue le 27 décembre et avons lancé les recherches » en informant des acteurs qui secourent en mer les personnes migrantes en détresse, a déclaré M. Diop.
L’embarcation transporte « plus de 200 personnes » qui tentaient de rejoindre l’Espagne, selon Cheikh Mamour Bâ, un habitant du village de pêcheurs de Fass-Boye, dans l’ouest du Sénégal. Nombre de passagers de la pirogue, dont « une femme trentenaire, mère de six enfants », sont originaires selon lui de villages voisins de Fass-Boye.
L’absence de nouvelles des passagers de la pirogue a été signalée par des familles comptant des proches à bord, a déclaré Mamadou Guèye Thioune, membre d’un comité gouvernemental sénégalais de lutte contre la migration irrégulière. De nombreux migrants ouest-africains se trouvaient dans l’embarcation, a-t-il ajouté, citant ces familles.








12 commentaires
Les migrations clandestines vers l’Europe soulèvent des questions complexes. Comment les aborder humainement?
Les Canaries sont une destination lointaine, surtout depuis la Gambie. Combien survivent à ce trajet?
Une route marquée par la souffrance et la mort. Quand allons-nous enfin trouver des solutions durables?
Ces embrcations sont souvent en mauvais état. Comment les autorités africaines peuvent-elles empêcher ces départs?
Ces départs reflètent le désespoir de la jeunesse africaine. Mais quelles sont les alternatives?
Une tragédie silencieuse se déroule en pleine mer. Combien de vies sont perdues dans ces traversées désespérées?
Plus d’un mois sans nouvelles… Le silence est plus lourd que les mots.
Le destin de ces migrants reste trop souvent une question sans réponse.
Chaque jour passé sans nouvelle augmente l’angoisse des familles.
Le renforcement des contrôles déplacera-t-il les routes des migrants vers des zones encore plus dangereuses?
Pourquoi les gouvernements européens ne font-ils pas davantage pour sécuriser ces traversées?
300 personnes à bord, c’est un chiffre effrayant. Mais combien partent effectivement chaque année?