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Il y a moins de trois semaines, Vladimir Poutine assurait « ne rien savoir » sur Laurent Vinatier. Jeudi 8 janvier, c’est pourtant le chef du Kremlin qui a gracié le chercheur français, 49 ans, emprisonné en Russie depuis son arrestation à Moscou le 6 juin 2024. Pendant près de dix-neuf mois de détention, le sort de ce spécialiste de l’espace post-soviétique, poursuivi d’abord pour non-enregistrement en tant qu’« agent de l’étranger » puis pour des accusations d’espionnage, a fait l’objet de nombreuses tractations en coulisses.

« Notre compatriote est libre et de retour en France. Je partage le soulagement de sa famille et de ses proches », a écrit, jeudi après-midi, Emmanuel Macron sur le réseau social X. Quelques minutes avant cette confirmation du président, c’est une annonce puis une courte vidéo, publiées à Moscou par le service fédéral de sécurité (FSB, l’un des successeurs du KGB) qui avait révélé l’échange entre M. Vinatier et Daniil Kasatkin, un basketteur hackeur russe détenu en France. M. Macron n’a pas confirmé l’existence d’un échange. M. Poutine, lui, n’a fait aucun commentaire.

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