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Le Sénat va-t-il suivre l’Assemblée nationale et voter la généralisation du Nutri-Score, cette étiquette de notation de A à E qui renseigne sur la composition nutritionnelle des produits alimentaires ? Près de deux semaines après que l’Assemblée nationale a approuvé l’obligation d’affichage de ce logo, les sénateurs s’apprêtent à leur tour à débattre du Nutri-Score dans le cadre de l’examen en séance du projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. La généralisation du Nutri-Score a déjà franchi plusieurs étapes : celle de l’Assemblée nationale, dans la nuit du 7 au 8 novembre, lorsque le dispositif a été voté contre l’avis du rapporteur et du gouvernement ; et celle de la commission des affaires sociales au Sénat, qui a rejeté un amendement de suppression de la rapporteuse générale, Elisabeth Doineau (Union centriste).
« Je constate que la rapporteure n’a pas redéposé d’amendement de suppression pour la séance publique, ni aucun autre sénateur, note Bernard Jomier, sénateur de Paris (Groupe socialiste, écologiste et républicain) et vice-président de la commission des affaires sociales. Cela montre que les débats vont s’engager sur les modalités de la généralisation, mais qu’il y a une forme de consensus sur le principe de généralisation. »
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8 commentaires
Le Nutri-Score est un outil utile pour les consommateurs, mais sa généralisation soulève des questions sur son efficacité réelle.
Il faudrait évaluer son impact avant de l’imposer à tous les produits.
La généralisation du Nutri-Score pourrait dissuader certains consommateurs de choisir des produits moins sains.
C’est justement l’objectif de ce système de notation.
Le débat au Sénat semble équilibré, mais les pressions pourraient influencer le vote final.
Pourquoi ne pas simplicter la compréhension des étiquettes alimentaires en misant sur le Nutri-Score ?
Certains fabricants pourraient contourner le système, il faudra des audits réguliers.
C’est un risque réel, surtout avec les lobbies de l’agroalimentaire.