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Le premier réacteur nucléaire de troisième génération dans le pays, celui situé dans la centrale de Flamanville (Manche), est décidément hors norme. Ce réacteur pressurisé européen (EPR) aura mis douze ans de plus que prévu pour son premier chargement d’uranium, en mai 2024, puis pour sa connexion au réseau électrique, le 21 décembre de la même année.
Et à présent, alors que l’exploitant EDF n’a pas encore atteint la pleine puissance, c’est le futur arrêt pour sa première visite complète qui menace déjà de s’étirer. Cette visite, imposée par les règles de sûreté en vigueur, doit commencer trente mois après le premier chargement du combustible. A la fin de 2024, EDF envisageait de la lancer au printemps 2026, pour au moins deux cent cinquante jours.
Mercredi 12 novembre, comme il l’a précisé à l’occasion d’un point d’étape téléphonique avec des journalistes, l’exploitant prévoit maintenant ce moment à partir de septembre 2026, pour une durée désormais estimée à trois cent cinquante jours. Dit autrement, l’EPR restera en principe à l’arrêt pendant plus de onze mois, le temps d’effectuer 20 000 activités de tests et de contrôles pouvant mobiliser jusqu’à 2 500 personnes et 200 sous-traitants.
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16 commentaires
EDF devrait communiquer plus clairement sur les causes de ces retards. Cela faciliterait la confiance.
Absolument. La transparence est la clé dans ce genre de situation.
Une visite complète en onze mois, est-ce une norme ou une exception pour les centrales nucléaires ?
C’est exceptionnellement long. D’habitude, c’est moins de la moitié de ce délai.
Cela fait beaucoup de retards et de coûts supplémentaires. Est-ce que cet EPR finira par être rentable un jour ?
La question se pose effectivement. Les retards cumulés donnent à réfléchir sur l’avenir de ce projet.
Onze mois d’arrêt, c’est énorme. Même pour une visite de maintenance, c’est un délai conséquent.
Vraiment, c’est presque aussi long que la construction du réacteur lui-même.
20 000 activités de tests, c’est impressionnant. On voit que la sécurité n’est pas prise à la légère.
C’est vrai, c’est rassurant de savoir qu’on ne fait pas les choses à moitié.
Toujours des problèmes avec les EPR. Doit-on s’attendre à d’autres retards à l’avenir ?
Avec les antécédents, ce ne serait pas surprenant, malheureusement.
Quels impacts ces retards auront-ils sur la production d’électricité nucléaire en France ?
C’est une question cruciale. L’équilibre énergétique pourrait en pâtir.
EDF semble constamment sous-estimer les délais. Quand apprendrez-vous, EDF, qu’il vaut mieux prévoir large ?
Je crois qu’on peut se le demander. La gestion de ce projet laisse perplexe.