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La saison 2025 de Novak Djokovic s’est conclue par un titre à Athènes, samedi 8 novembre, le 101e de son impressionnante carrière sur le circuit professionnel. Le tennisman serbe, numéro 4 mondial, a choisi de faire l’impasse sur les ATP Finals, traditionnel rendez-vous de fin de saison qui réunit, jusqu’à dimanche 16 novembre, à Turin (Italie), les huit meilleurs joueurs de l’année. Cependant, il continue de faire parler de lui, en étant devenu la cible de critiques virulentes de la part du président nationaliste Aleksandar Vucic, l’homme qui dirige d’une main de fer cet Etat des Balkans depuis 2014, et des médias qui lui sont favorables.
Véritable idole nationale, longtemps réputé proche de M. Vucic, l’athlète avait déjà pris position contre le pouvoir en dénonçant, en 2021 et 2022, le très contesté projet de mine de lithium de Rio Tinto, dans l’ouest du pays. Mais la rupture est totale depuis que Novak Djokovic a multiplié les témoignages de soutien aux manifestations estudiantines, déclenchées par l’effondrement de l’auvent de la gare fraîchement rénovée de Novi Sad (Nord), en novembre 2024. Un drame largement attribué à la corruption, qui avait causé la mort de 16 personnes, dont un enfant de 6 ans.
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18 commentaires
La mine de lithium avait déclenché une controverse.
Oui, et Djokovic a su prendre position fermement.
Un président qui s’attaque à ses propres héros, quelle ironie.
La politique a souvent ces paradoxes.
Djokovic, un champion qui dépasse le cadre du tennis.
À quand une rivalité sportive qui ne se mêle pas à la politique?
Son engagement social est admirable, mais la politique est un terrain glissant.
Les manifestations étudiantes montrent que la corruption a des limites.
C’est un signal fort pour les dirigeants.
Un titre à Athènes, une dispute politique : quelle fin de saisonaptop!
Djokovic sait toujours faire parler de lui.
Les tensions politiques en Serbie pourraient-elles affecter sa carrière internationale?
Difficile à dire, mais un climat tendu n’aide jamais.
Pourquoi les athlètes sont-ils toujours des cibles faciles pour les dirigeants?
Parce qu’ils incarnent des valeurs universelles, peut-être.
Un drame évitable et une colère légitime.
La Serbie a besoin de réponses et de justice.
Les médias pro-gouvernementaux ont une influence pernicieuse.