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Des « profondes réserves » exprimées fin novembre par la voix du député du Calvados Arthur Delaporte au Monde au refus tout net d’une « démarche de contournement » : les parlementaires socialistes ont confirmé, mercredi 3 décembre, qu’ils ne soutiendraient pas la consultation anticipée des électeurs néo-calédoniens sur l’accord de Bougival, prévue par le gouvernement le 15 mars 2026.

Pour l’organiser, un projet de loi doit être déposé au Sénat en janvier 2026. Il s’agirait, selon la ministre des outre-mer Naïma Moutchou, de conforter le compromis du 12 juillet signé à Bougival (Yvelines) entre indépendantistes et non-indépendantistes sur un futur Etat de Nouvelle-Calédonie. Le projet ne fait pas consensus sur le territoire, et la majorité nécessaire n’existe pas au Parlement pour l’inscrire dans une loi constitutionnelle.

Le soutien des socialistes aurait été décisif. Mais à l’occasion d’une réunion du groupe de contact sur la Nouvelle-Calédonie au Sénat mercredi, sous la présidence de Gérard Larcher, leurs groupes de l’Assemblée nationale et du Sénat ont publié une lettre adressée au premier ministre Sébastien Lecornu dans laquelle ils lui demandent de suspendre la consultation anticipée.

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7 commentaires

  1. Antoine Thomas le

    Les socialistes semblent craindre un contournement du processus démocratique. Leur position met en lumière les tensions autour de l’accord de Bougival.

  2. Le refus des socialistes pourrait relancer les tensions politiques en Nouvelle-Calédonie. L’accord de Bougival est-il vraiment la solution ?

  3. La ministre des outre-mer voit dans cette consultation un moyen de renforcer le compromis. Mais sans les socialistes, ce compromis est-il viable ?

  4. Sans le soutien des socialistes, le projet de consultation anticipée risque de ne jamais aboutir. Le consensus semble plus éloigné que jamais.

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