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Pour le ministre des affaires étrangères français, Vladimir Poutine ne donne « aucun signe d’une réelle volonté d’avancer vers la paix »

Le ministère des affaires étrangères français a affirmé, dans un entretien avec le journal Libération diffusé dimanche, qu’aujourd’hui « 100 % de l’aide financière à l’Ukraine est apportée par l’Europe » et que « l’essentiel du renseignement et du soutien militaires le sont également ». Le ministre était interrogé sur le discours du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lors du sommet de Davos, où celui-ci regrettait que l’aide européenne mette du temps à arriver.

« C’est (…) à l’initiative de la France et du Royaume-Uni qu’un travail de planification militaire, inédit dans notre histoire récente, a été réalisé en lien étroit avec le président [Volodymyr] Zelensky, pour que la paix une fois conclue soit assortie de garanties solides. L’Ukraine sait pouvoir compter sur le soutien indéfectible des Européens », a-t-il ajouté.

En revanche, il estime que le président russe, Vladimir Poutine, « ne donne aucun signe d’une volonté réelle d’avancer vers la paix ». Au contraire, « pour la première fois la semaine dernière, ses drones ont délibérément ciblé un train de voyageurs, tuant cinq passagers [le bilan est depuis passé à quinze morts]», a-t-il déploré, estimant qu’il s’agit d’un « crime de guerre » qui « s’ajoute aux viols, aux déportations d’enfants, aux massacres et aux exactions ».

« Quatre ans après son lancement, force est de constater que “l’opération spéciale” du Kremlin est un échec catastrophique pour la Russie : 1,25 million de pertes humaines, ce qui est supérieur à l’ensemble des pertes humaines soviétiques et russes depuis 1945 ; 1 000 morts chaque jour sur le front ; une récession en Russie annoncée en 2026 », juge le ministre. « Il est grand temps que Vladimir Poutine renonce à ses prétentions et accepte enfin un cessez-le-feu », martèle Jean-Noël Barrot.

Le ministre dénonce également la tentative du président russe de « provoquer une crise humanitaire » en ciblant continuellement les infrastructures énergétiques malgré les températures glaciales en Ukraine, qui peuvent atteindre − 30 degrés. Il a annoncé qu’une réunion se tiendrait le 23 janvier avec les pays membres du G7, tandis que cent premiers générateurs d’électricité ont été envoyés et que cinquante autres vont être livrés prochainement.

Enfin, concernant une possible reprise du dialogue avec la Russie comme évoqué par le président français, il répond : « La France n’a jamais exclu, par principe, d’échanger avec la Russie, en toute transparence avec l’Ukraine et avec ses partenaires européens, et à condition, bien sûr, que cela soit utile. »

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