Listen to the article

0:00
0:00

Il y a tout juste un siècle, le paléontologue australien Raymond Dart (1893-1988) décrivait dans Nature un fossile qui allait finir par ancrer l’idée que la lignée humaine avait une origine africaine : il s’agit de « l’enfant de Taung », découvert en 1924 en Afrique du Sud, âgé de 2,8 millions d’années, et attribué à une nouvelle espèce, Australopithecus africanus. Ce petit crâne avait la particularité d’avoir conservé, sous une forme fossilisée, la structure externe du cerveau, donnant à deviner les sillons de son cortex. Cent ans plus tard, cet endocrâne continue de nourrir les débats parmi les « paléoneurologues », qui tentent de déchiffrer l’évolution du cerveau.

Une étude parue le 4 février dans le Journal of Anatomy va leur donner de nouveaux outils pour exercer leur art, et de nouvelles raisons de se méfier de toute conclusion hâtive. Menés sous la direction d’Antoine Balzeau (Musée de l’homme, Paris), ces travaux confirment qu’il n’y a pas une correspondance univoque entre les sillons de notre encéphale et les marques lisibles à l’intérieur de notre boîte crânienne. En 2023, le paléontologue avait invité des experts à retracer, à l’aveugle, les sillons présumés d’un individu à partir de son endocrâne virtuel, obtenu par IRM. « Nous n’avons pas été brillants », se souvient le chercheur, qui n’avait pas fait mieux que ses collègues.

Il vous reste 69.48% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Partager.

Salle de presse de TheNews.re. Nous couvrons l'actualité réunionnaise et internationale avec rigueur et objectivité. Notre mission : informer les citoyens avec des analyses approfondies sur la politique, la société, l'économie et la culture.

19 commentaires

  1. Chloé Richard le

    Interesting update on Notre crâne ne renvoie pas un reflet fidèle de l’anatomie de notre cerveau. Curious how the grades will trend next quarter.

Laisser une réponse