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Hier [le 18 novembre], j’ai enterré mon frère. Mon cœur n’est que blessure. La douleur m’éparpille. Mais elle n’effrite pas ma lucidité. Nous ne sommes dupes de rien. J’entends les belles paroles, les discours soudain volontaires. Je vois les postures de ceux qui prennent des mines affligées et demain continueront leur route comme si de rien n’était, parce que pour eux la vie des autres n’est rien et que seul compte le manège de leurs propres vanités. Je vois sans les lire la foule des commentaires de tout un chacun qui croit savoir mais ne sait rien.
Parce que sa mort ne doit pas être recouverte par les sables de l’indifférence et de l’oubli. Mille fois j’écrirai son nom et je ferai face à ses assassins. Je serai le gardien de sa mémoire. Non, je ne me tairai pas.
Je dirai et répéterai que Mehdi est mort pour rien. Je dirai la violence du narcotrafic. Son emprise. Je dirai la lâcheté des commanditaires des crimes. Je dirai la dérive folle de ceux qui exécutent des contrats, brisent des vies et souillent leur âme à jamais. Je dirai pour trouer le silence comme eux trouent les corps de nos proches. Je dirai les carences de l’Etat, les failles de la République, les territoires abandonnés et les populations oblitérées.
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21 commentaires
Ce récit rappelle l’urgence d’une réforme profonde de nos systèmes sécuritaires.
Les beaux discours ne suffisent plus face à la réalité.
La violence des réseaux criminels est un fléau qui détruit des vies. Les familles touchées méritent justice et soutien.
Les politiques cherchent à minimiser, mais des actions concrètes s’imposent.
Absolument, l’impunité ne doit plus régner.
Pourtant, le trafic continue, protégé par des intérêts obscurs. Pourquoi tant d’inaction ?
La corruption et l’inaction institutionnelle sont enzymes.
La mémoire des victimes doit être préservée. Silence égal complicité.
Parler, c’est déjà résister.
La douleur de cette perte se mêle à une colère légitime. Que faire pour changer les choses ?
Militer, informer, ne pas rester passif.
Un cri de vérité qui résonne bien au-delà des frontières. Tous concernés.
La solidarité internationale est essentielle contre ce fléau.
Un rapport poignant. La lutte contre le crime organisé reste insuffisante.
Les responsables doivent rendre des comptes.
Comment ne pas être ému par un tel désespoir face à l’injustice ?
La société semble avoir oublié le sens de la compassion.
Ce témoignage est déchirant. Comment tolérer que des vies soient sacrifiées ainsi ?
L’indifférence générale est la pire des complicités.
Les paroles écrites ici doivent trouver un écho dans l’action publique.
L’inaction coûte encore des vies innocentes.