Listen to the article
Le « New York Times » et le « Washington Post » avaient connaissance du raid américain au Vénézuéla avant son lancement vendredi soir
Si le Congrès des Etats-Unis n’était pas averti de l’opération militaire au Vénézuéla qui a eu lieu dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier, les deux plus grands médias américains l’étaient. Même s’ils n’ont rien fait de cette information. Les grands journaux des Etats-Unis, le New York Times et le Washington Post, ont été prévenus, vendredi 2 janvier, qu’un raid américain allait avoir lieu au Vénézuela dans les heures à venir, mais les deux journaux ont décidé de ne pas publier cette information afin de ne pas mettre en danger les troupes américaines, selon le média Semafor.
Pour affirmer cela, le site Web créé en 2022 par le journaliste Ben Smith, ancien de BuzzFeed News et du New York Times, s’appuie sur deux sources proches des communications entre l’administration et les organes de presse.
« La décision prise par les rédactions new-yorkaise et washingtonienne de respecter le secret officiel s’inscrit dans la longue tradition journalistique américaine », écrivent les journalistes Max Tani et Shelby Talcott, tout en expliquant que l’« hostilité (…) entre le président américain et les médias traditionnels » reste « sans précédent », particulièrement depuis le début de son second mandat et notamment sur les questions de sécurité nationale.
L’article de Semafor rappelle plusieurs précédents. Le New York Times n’avait pas, par exemple, divulgué « à l’avance certains détails concernant l’invasion américaine de la baie des Cochons » (en avril 1961, 1 400 anticastristes entraînés et financés par la CIA avaient tenté, sans succès, de renverser le régime communiste de Fidel Castro). Aussi, le NYT avait, au mitan des années 2000, « retardé pendant des mois la publication d’un article sur les écoutes téléphoniques sans mandat menées par l’administration Bush au nom de la sécurité nationale », ajoutent Max Tani et Shelby Talcott. Plus récemment, en août 2025, les médias américains avaient évité de mentionner les négociations en cours entre les Etats-Unis et la Russie, afin de libérer le journaliste du « Wall Street Journal » Evan Gershkovich et l’ancien marine américain Paul Whelan.
Pour autant, le New York Times n’a pas épargné Donald Trump dans son éditorial après l’enlèvement du président vénézuélien, Nicolas Maduro. « En agissant sans la moindre légitimité internationale, sans autorité légale valable ni soutien national, M. Trump risque de donner raison aux régimes autoritaires de Chine, de Russie et d’ailleurs qui cherchent à dominer leurs voisins », a souligné le quotidien new-yorkais. Quant au « WashPo », le média américain s’est réjoui de la chute de Nicolas Maduro, tout en estimant que les questions légales entourant son enlèvement étaient « légitimes ».








8 commentaires
Interesting update on Nicolas Maduro présenté à un juge américain à New York, après son enlèvement. Curious how the grades will trend next quarter.
Good point. Watching costs and grades closely.
Uranium names keep pushing higher—supply still tight into 2026.
Uranium names keep pushing higher—supply still tight into 2026.
Good point. Watching costs and grades closely.
Good point. Watching costs and grades closely.
Interesting update on Nicolas Maduro présenté à un juge américain à New York, après son enlèvement. Curious how the grades will trend next quarter.
Good point. Watching costs and grades closely.