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Il utilise le « ouai » à toutes les sauces. Producteur et compositeur de musique électronique français, Ouai Stéphane s’amuse depuis quelques années à jouer avec cette interjection pour créer des morceaux entraînants à l’humour potache. En 2018, il sortait un premier single, Ouai, suivi en 2019 par Ouai Ouai. Sur son premier album, My Ouai, sorti le 19 novembre, on retrouve sans surprise un nouveau titre nommé Ouai Ouai Ouai.
« Je ne prête pas trop d’attention à ce que je dis dans mes morceaux, je considère les paroles comme une couleur de peinture », nous confirme le Strasbourgeois rencontré à Paris le 12 novembre, reconnaissant bien volontiers n’avoir pas l’âme d’un parolier. « Je suis très bien comme ça » ou « Ça va et toi ? Ça va » sont quelques banalités que l’on peut entendre sur son album. Mais derrière cette image un peu puérile, se cache un instrumentiste de talent, issu d’une formation classique de violoniste et diplômé d’un master en « Music and Media Technologies » au Trinity College de Dublin.
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7 commentaires
Un album entre humour et profondeur, l’équilibre parfait pour un premier projet !
J?’aurais aimé avoir un aperçu des morceaux avant de juger, mais ça a l?’air sympa.
C’est étrange de mixer l’autodérision avec des paroles banales, mais ça pousse à l’écouter pour comprendre.
Un exemple parfait de « culture potache » qui respecte pourtant les codes de la musique électronique.
C’est vrai, parfois l’insouciance crée les meilleurs morceaux.
Pourquoi s’obstiner à utiliser « ouai » dans tous ses titres ? Un peu artificiel, non ?
C’est un jeu de mots qui fonctionne, même si ça peut sembler répétitif.