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Délicate tâche que celle de diriger la principale ville d’extrême droite en France. Au palmarès des fonctions maudites au Front national, maire de la « ville vitrine » se situe en bonne place. Après Jean-Marie Le Chevallier, cerné par les affaires à Toulon (1995-2001), la gestion de Fréjus (Var) vaut à David Rachline (maire depuis 2014) d’être répudié par son propre parti.

Aux commandes de Perpignan et de ses 120 000 habitants depuis six ans, Louis Aliot s’est peut-être dit que ne pas faire grand-chose restait la meilleure garantie de tenir la vitrine en ordre. L’arrière-boutique, elle, est sens dessus dessous, mais le matois dirigeant lepéniste ne s’en inquiète pas, sûr de sa réélection. En cas de victoire, son mandat pourrait ne pas excéder quelques mois : dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national, le parquet a requis contre lui trois ans d’inéligibilité.

Battu en 2014, l’ancien collaborateur de Jean-Marie Le Pen a supplanté en 2020 une droite à bout de souffle, réussissant l’alliance du socle lepéniste – classes populaires blanches et rapatriés d’Algérie – et de la bourgeoisie libérale perpignanaise. Il s’est glissé sans difficulté apparente dans le costume du notable local, rejetant les excès inhérents au programme du Rassemblement national (RN), avec le souci de ne pas faire parler de Perpignan au-delà des limites de l’agglomération. Une agglomération aux mains de Robert Vila (ex-Les Républicains), ce qui le prive de marge de manœuvre sur des secteurs-clés – économie, transports, politique de la ville… – et constitue une excuse bienvenue à l’heure du bilan.

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