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La crise de vocation des maires, tant redoutée, n’est-elle qu’une chimère ? Il est tentant de le penser en découvrant les résultats de l’enquête conduite par les deux professeurs de Sciences Po, Martial Foucault et Pierre-Henri Bono, pour le compte de l’Association des maires de France (AMF). En effet, 57,8 % des édiles interrogés affirment vouloir se représenter lors des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Ils n’étaient que 49 % à la même période, en 2019, avant le scrutin de 2020. Ces données sont représentatives de l’ensemble des communes de moins de 30 000 habitants, soit 99 % de l’ensemble.
A l’approche du congrès de l’AMF, qui se tiendra à Paris du mardi 18 au jeudi 20 novembre, les chercheurs ont envoyé, en octobre, un questionnaire de 65 questions à 33 345 maires. Parmi eux, 3 774 y ont apporté une réponse complète.
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10 commentaires
Cette enquête révèle une tendance positive, mais qu’en est-il des maires des grandes villes, souvent plus médiatisées et sous pression ?
Pourquoi autant de maires veulent-ils se représenter ? La pression administrative ou les avantages du poste jouent-ils un rôle ?
Un mandat difficile ne remettrait pas en cause leur détermination. Mais quels sont les motifs principaux de cette volonté de continuer ?
57,8 % des maires prêts à se représenter, c’est une bonne nouvelle pour la stabilité locale. J’espère que cela se confirmera dans les faits.
Les données montrent une progression par rapport à 2019, mais avec quel impact sur la qualité des services municipaux proposés ?
Est-ce que cette détermination est liée à un sentiment d’accomplissement ou simplement à l’absence d’alternatives ?
Intéressant de voir que malgré les défis, une majorité de maires sont prêts à se représenter. Cela montre un engagement fort envers leurs communes.
Un automne 2026 avec des élections municipales pourrait être l’occasion de renouveler les pratiques locales. Mais les maires sont-ils réellement motivés ?
Les maires sont-ils vraiment prêts à assumer un second mandat, ou est-ce une réponse euphorique avant les réalités du terrain ?
Un tel taux de représentation est encourageant, mais il faudra voir si cela se traduit par des projets concrets pour les communes.