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La France insoumise (LFI) est-elle une formation d’extrême gauche ? Dans une circulaire précisant les étiquettes des partis politiques pour les élections municipales de mars, publiée le 4 février, le ministère de l’intérieur a modifié celle concernant LFI, faisant passer le mouvement populiste de la catégorie « gauche », qui englobe le Parti socialiste, Les Ecologistes et le Parti communiste, à la catégorie « extrême gauche », où se trouve, par exemple, Lutte ouvrière (LO).

Furieux, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé sur X une « république bananière », au sein de laquelle le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, « trouble l’ordre public électoral », « à la Trump ». « Depuis quand le ministre de l’intérieur décide de ce type de changement ? Pour satisfaire quelle demande et de qui ? Pourquoi maintenant ? », a fait mine de s’interroger le leader « insoumis », plein de sous-entendus. Le coordinateur du mouvement, Manuel Bompard, a dénoncé une « magouille », et Ugo Bernalicis, député (LFI) du Nord, « un acte politique assumé de déstabilisation ».

Cette nouvelle classification dresse une équivalence entre LFI et le Rassemblement national (RN), donnant des arguments à ceux, comme les macronistes, qui voulaient exclure le mouvement de Jean-Luc Mélenchon du champ républicain et renvoyer dos à dos les « extrêmes ». LFI a annoncé le dépôt d’un recours devant le Conseil d’Etat, qui a un mois pour statuer dans le cadre d’un référé. La décision de la haute juridiction s’annonce clé pour le mouvement « insoumis ». L’étiquette « extrême gauche » pourrait peser dans la perspective d’une élection présidentielle, notamment si Jean-Luc Mélenchon parvenait à accéder au second tour.

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