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En ce soir de janvier, les gens se pressent aux portes de la salle des fêtes de la mairie de Vinzieux (Ardèche), une bourgade de 556 habitants. Planté sur les contreforts du massif du Pilat, le bâtiment, construit avec des pierres des environs, offre un panorama immense sur la vallée du Rhône. Derrière, on distingue le plateau du Vercors, le massif de la Chartreuse et, parfois, le mont Blanc. Ils sont plus d’une centaine de Vinzaires à répondre à la promesse d’un vin chaud, de pizzas à partager et surtout d’un moment de convivialité avec leur vedette locale, le plus jeune maire de France : Hugo Biolley.

Il n’a peut-être que 24 ans, mais en a déjà passé six à la tête de l’équipe municipale. Après que l’ancien maire du village a jeté l’éponge en 2020, il a été le seul à se porter candidat à sa succession. Le lycéen, dont l’ambition amusait la commune, s’est mué en élu de terrain. Il a appris à devenir alternativement chef d’équipe, maître d’ouvrage, diplomate… autant de casquettes que sont appelés à porter les maires ruraux.

Ce soir-là, il présente les derniers vœux de son premier mandat et en brigue un deuxième à l’occasion du scrutin des 15 et 22 mars. L’heure est donc au bilan. Etait-ce bien raisonnable de confier les clés de la mairie du village à un adolescent de 18 ans ? En pleine crise due au Covid-19, quand l’injonction générale était celle du confinement et du repli sur soi, M. Biolley avait fixé un cap clair : « Créer de l’activité, de la vie ». « Sinon, nous deviendrons un village dortoir », avait-il prévenu.

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