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Derrière de larges portraits de Quentin Deranque, et encadrées par de nombreux policiers, plus de 3 000 personnes ont défilé à Lyon, samedi 21 février, selon la préfecture du Rhône. Dans la foule, pas de drapeau d’organisation, ni de sigle, mais de discrets symboles de l’ultradroite, et surtout des discours très politiques contre « le gauchisme » ou « la violence antifasciste ».

En tête de cortège, des jeunes femmes membres du collectif identitaire Némésis tiennent des roses blanches. A leurs côtés, des anciens membres de groupes d’extrêmes droites aujourd’hui dissous. Yvan Benedetti, ex-président de l’Œuvre française (groupuscule antisémite et pétainiste dissous en 2013 ; exclu du FN en 2011) et Marc de Cacqueray-Valmenier, ex-dirigeant des Zouaves Paris (groupuscule d’ultradroite également dissous) étaient aussi présents.

La préfecture du Rhône a annoncé qu’elle comptait saisir la justice au sujet de saluts nazis ainsi que d’insultes racistes et homophobes survenus pendant la marche.

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