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Ils sont gynécologues, pédiatres, rhumatologues, chirurgiens ou médecins généralistes ; ils sont venus de la Drôme, des Vosges, de la Haute-Garonne, de l’Hérault… Plusieurs milliers de médecins libéraux ont participé, samedi 10 janvier, à la manifestation à laquelle appelaient l’ensemble des syndicats de la profession. Celle-ci est partie du Panthéon à 14 heures pour rejoindre le ministère de la santé, dans le 7e arrondissement de Paris.
Dans ce cortège qualifié d’« historique » par ses organisateurs, pour une profession peu habituée à fouler le pavé, les mêmes paroles ont résonné, ciblant des mesures – adoptées ou écartées – de la loi de financement de la Sécurité sociale, votée le 16 décembre 2025 (possibilité pour l’Assurance-maladie de fixer les tarifs, surtaxation des dépassements d’honoraires…), ou encore divers projets gouvernementaux et parlementaires touchant aux conditions d’exercice de la médecine libérale (régulation de l’installation, encadrement de la prescription des arrêts maladie…). Au-delà de ces sujets techniques s’exprime le malaise d’une profession qui se sent « attaquée ».
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14 commentaires
Une manifestation contre les mesures techniques, mais aussi contre un sentiment d’être attaqué. Pourquoi cette perception générale d’une profession « en danger » ?
Intéressant de voir une profession habituellement discrète se mobiliser aussi massivement. Quelles solutions proposent-ils pour une meilleure prise en compte de leurs revendications ?
Ils demandent un dialogue plus ouvert avec les autorités sanitaires, sans imposer de mesures coercitives.
Les dépassements d’honoraires et la prescription des arrêts maladie sont au cœur des tensions. Comment concilier qualité des soins et viabilité économique pour les médecins ?
Un juste équilibre est nécessaire, mais les syndicats estiment que les propositions actuelles pénalisent trop les praticiens.
Le malaise est palpable chez les médecins libéraux depuis des années. Quand les politiques prendront-elles réellement en compte leur réalité professionnelle ?
La réglementation des arrêts maladie divise. Comment éviter que cela n’impacte négativement les patients ?
Plus de contrôle pourrait effectivement compliquer l’accès aux soins pour certains.
Des milliers de médecins descendus dans la rue, c’est un signal fort. Faut-il une réforme du système ou un simple ajustement des mesures existantes ?
Une manifestation historique pour les médecins libéraux, qui soulignent leur attachement à la liberté d’exercice. Quel est l’impact des mesures gouvernementales sur leur pratique quotidienne ?
La Sécurité sociale qui fixe les tarifs ? Cette mesure risquerait-elle de décourager l’exercice libéral ?
Certains redoutent que cela ne limite la liberté tarifaire, essentielle pour certains spécialistes.
Les médecins libéraux expriment un vrai sentiment d’inquiétude face aux projets de réforme. La régulation de l’installation pourrait-elle aggraver la pénurie de médecins dans certaines zones ?
Effectivement, cela risque de déséquilibrer davantage la répartition géographique des professionnels de santé.