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Le gouvernement l’a promis : le projet de loi de décentralisation annoncé par Sébastien Lecornu – sur lequel les discussions reprennent – ne donnera pas lieu à un big bang territorial. « Je ne crois pas aux grands soirs parce que les lendemains sont des petits matins blêmes », a déclaré, le 4 novembre 2025, au Sénat Françoise Gatel. La ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation pointait alors les dernières grandes réformes territoriales conçues, selon elle, de « manière uniforme » et « mesurant l’efficacité de l’action publique » à partir « de seuils et de nombre d’habitants ». Dans son viseur : la création des grandes régions et la réforme de la carte intercommunale.
Le 14 novembre 2025, Sébastien Lecornu a lui aussi exclu un « grand soir » de la décentralisation et, surtout, une remise en cause du millefeuille territorial. « Je ne crois pas à la démagogie qui consisterait à dire qu’il faut supprimer une strate de collectivité, a-t-il lancé en clôture des Assises des départements de France. Il ne faut pas céder à toutes les démagogies qui laisseraient à penser que, en supprimant quelque chose, on ferait des économies immédiates. » Malgré ces gages donnés par Matignon, la prudence reste de mise dans la sphère locale, notamment au sein du Sénat souvent qualifié de « Chambre des collectivités ».
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11 commentaires
Intéressant de voir que même le gouvernement admet que les réformes précédentes n’ont pas été à la hauteur. Peut-être cette fois-ci seront-ils plus pragmatiques?
On peut toujours espérer, mais j’ai des doutes après tant de promesses non tenues.
Les collectivités locales jouent un rôle crucial, mais leur efficacité pourrait être améliorée. Le débat doit rester constructif, pas idéologique.
Tant qu’on évite les coups de com’ et qu’on se concentre sur des solutions réalistes, d’accord.
Un débat important sur la décentralisation, mais ces discussions semblent souvent tourner en rond. On promet toujours des réformes sans jamais vraiment changer le millefeuille territorial.
Effectivement, les politiciens parlent de réforme mais évitent les mesures concrètes.
Pourtant, la complexité administrative coûte cher aux contribuables.
Pourquoi s’acharner à défendre les strates inutiles si elles ne servent à rien ? La simplification devrait être une priorité.
Justement, la résistance au changement vient souvent de ceux qui profitent du système actuel.
Une réforme territoriale sans big bang, c’est bien, mais il faut quand même des mesures fortes pour éviter l’immobilisme.
Reste à voir si le gouvernement aura le courage politique d’agir.