Listen to the article
Avocats du Pérou, mangues du Brésil, papayes du Mexique… Ces fruits ne peuvent en théorie plus entrer en France s’ils contiennent des traces de cinq des pesticides interdits d’usage dans l’Union européenne (UE). A quelques jours de la signature de l’accord de libre-échange prévue lundi 12 janvier entre l’UE et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), l’arrêté pris le 7 janvier par le gouvernement français ne cible pas de zone géographique explicite mais vise à donner des garanties d’engagement à lutter contre la « concurrence déloyale » des producteurs d’Amérique du Sud, soumis à moins de règles environnementales que les agriculteurs européens.
L’arrêté, qui doit être validé sous dix jours par l’UE, suspend l’importation des denrées alimentaires contenant des résidus quantifiables de plusieurs pesticides interdits en Europe en raison de leur dangerosité.
Cinq substances actives sont concernées : quatre fongicides (mancozèbe, thiophanate-méthyl, carbendazime er bénomyl) et un herbicide (glufosinate). Ils sont suspectés d’être cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction (CMR) ou perturbateurs endocriniens. La Commission européenne a d’ores et déjà indiqué qu’elle proposerait d’étendre aux Vingt-Sept l’interdiction pour trois des cinq substances ciblées par la France.
Il vous reste 78.83% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.










8 commentaires
Les importations de fruits sud-américains sous contrôle, mais les effets réels de cette mesure restent à voir. Les producteurs locaux y gagnent-ils vraiment?
C’est un pas dans la bonne direction, mais cela ne résout pas le problème de fond.
La santé avant tout, mais ces pesticides sont-ils vraiment utilisés en quantités dangereuses dans ces exportations?
Les analyses montrent des traces, mais leur impact réel sur la santé humaine reste débattu.
Les conséquences économiques pour les pays du Mercosur pourraient être significatives, surtout si d’autres pays suivent.
Il faudra surveiller les négociations commerciales entre l’UE et le Mercosur après cette suspension.
Interesting to see France taking unilateral action on this. How will other EU countries react, and will there be a common stance?
Cela pourrait effectivement inciter d’autres pays à prendre des mesures similaires.