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Jusqu’ici, tout va bien. Ou plutôt, tout résiste mieux que prévu. Malgré les droits de douane historiques imposés par les Etats-Unis, la hausse des importations chinoises et un blocage politique complet en France, la croissance économique européenne a tenu. Pour les pays de la zone euro, elle devrait se situer entre 1,4 % et 1,5 % en 2025, selon différentes estimations d’analystes, et rester autour de 1 % en 2026. Bref, une économie « médiocre » mais « résiliente », pour reprendre les termes d’une note d’analyse de Gilles Moëc, chef économiste d’Axa. Curieuse « dissonance », souligne Bruno Cavalier, son alter ego chez Oddo BHF : « Le monde a rarement paru aussi instable et, pourtant, le sentiment général est (très) positif à l’entrée en 2026. »

Il faut néanmoins modérer les chiffres de la croissance européenne parce que la petite Irlande, qui représente un peu plus de 3 % du produit intérieur brut (PIB) de l’Union européenne (UE), embellit artificiellement les statistiques. Pour des raisons fiscales, de très nombreuses multinationales américaines y enregistrent leurs bénéfices réalisés à l’étranger, reflétant dans les chiffres une activité qui n’est pas réalisée dans le pays. L’an dernier, l’effet a été gigantesque : selon les calculs de la Banque centrale européenne (BCE), la croissance réelle de la zone euro, corrigée des effets irlandais, a été de 1 % en 2025. Soit quasiment un tiers de croissance en moins que les chiffres présentés par les statistiques officielles.

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10 commentaires

  1. Interesting update on « Médiocre mais résiliente », l’économie européenne résiste aux droits de douane et aux tensions géopolitiques. Curious how the grades will trend next quarter.

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