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Alors qu’il se promenait dans la garrigue par une journée humide de l’automne 2005, près de Saint-Quentin-la-Poterie (Gard), à 7 kilomètres au nord-est de la cité épiscopale d’Uzès, au lieu-dit Massargues, Samuel Longepierre découvre par hasard des fragments de céramiques. Archéologue à l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), il les rattache sans hésiter à l’époque médiévale, comme en atteste leur couleur grise. A l’évidence, ils ont été apportés là par ravinement, lors d’orages. Il soupçonne alors le site de recéler bien d’autres artefacts.
Quelques jours passent, le docteur en archéologie retourne sur le terrain. Cette fois, il s’enfonce dans les broussailles et remarque, au pied de petits chênes verts noyés sous des buis, des pierres émergeant de 40 à 50 centimètres du sol. Trop alignées pour ne pas y déceler une intervention humaine. D’autres pierres sont disposées de telle façon qu’elles forment des angles, « ce qui n’est pas logique pour des terrasses ». Il constate alors que « ça va très loin » : ces vestiges se répartissent sur 3,5 hectares. L’année suivante, il réalise pendant ses vacances un sondage modeste (sur 4 mètres carrés) mais instructif : il découvre des morceaux de céramiques et un toit de lauze effondré. A l’évidence, il se trouve face à un paysage anthropique.
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18 commentaires
Une promenade sous la pluie, une découverte incroyable. Preuve que l’archéologie peut se faire tout en profitant de la nature.
Et que les amateurs aussi peuvent contribuer à l’histoire, même sans être professionnels.
Parfois, il suffit de suivre sa curiosité. Sans cette balade sous la pluie, cette partie de l’histoire serait restée enfouie.
Tout à fait. Les plus grandes découvertes naissent souvent d’un simple coup de chance et d’un esprit observateur.
Intéressant de voir comment les éléments naturels, comme les orages, peuvent révéler des traces du passé. J’espère qu’une fouille plus approfondie est prévue pour comprendre l’étendue de ce site.
Absolument, la nature peut être une alliée pour les archéologues. Reste à savoir quels autres mystères sont cachés sous la végétation.
Fascinante découverte archéologique ! Une ville médiévale oubliée, accessible depuis Uzès, cela mérite une visite prochaine. Combien de secrets la garrigue recèle-t-elle encore ?
Oui, l’histoire locale est si riche. Peut-être que d’autres vestiges sont encore à découvrir dans la région.
L’archéologie est un domaine si captivant. Découvrir des artefacts sous des broussailles, c’est comme un trésor caché.
Oui, et ces découvertes nous rapprochent des vies qui ont marqué ces lieux des siècles plus tôt.
Découverte fortuite mais passionnante. On se demande ce que ces vestiges révèlent sur la vie au Moyen Âge dans cette région éloignée.
C’est vrai, chaque artefact raconte une histoire. Les chercheurs doivent avoir du pain sur la planche avec ce site.
Étonnant de voir comment des pierres alignées peuvent trahir une activité humaine ancienne. Preuve que le terrain a encore beaucoup à nous apprendre.
Les indices sont parfois subtilement révélés. Dommage qu’on doive attendre les tempêtes pour les découvrir.
Cette découverte rappelle l’importance des recherches archéologiques préventives. Sans elles, on ignorerait tant de choses.
C’est certain. Chaque avenue pavée, chaque mur microscopique peut nous enseigner un peu plus sur notre histoire.
3,5 hectares de vestiges, cela semble immense. Combien d’habitants pourraient vivre dans une ville médiévale de cette taille ?
Difficile à estimer sans fouille complète, mais cela laisse imaginer une communauté assez développée pour l’époque.