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Arrêt de C8, décès de Jean Pormanove en direct sur la plateforme Kick, absence de sanctions envers CNews, etc. Depuis son arrivée, il y a un an, à la tête de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), Martin Ajdari n’a cessé de voir l’institution qu’il dirige remise en question. Alors qu’il vient d’être nommé vice-président du Media Board, l’association des régulateurs audiovisuels européens, M. Ajdari appelle à rénover l’édifice de la régulation audiovisuelle pour l’adapter au monde numérique.
Fin décembre, l’instance a prononcé une mise en demeure à l’encontre de CNews pour des propos « de nature à encourager des comportements discriminatoires ». Deux séquences étaient visées. L’Arcom n’aurait-elle pas dû prendre deux décisions, ce qui aurait enclenché une procédure de sanction ?
Il n’y a eu ni assouplissement ni durcissement, et notre intention n’a en aucun cas été d’éviter une sanction. L’enjeu était de gagner en pédagogie auprès de la chaîne.
Plus largement, les citoyens attendent souvent de nous que nous contraignions la liberté d’expression. Or notre rôle est de la garantir, en la conciliant avec la protection des publics, la diversité de l’offre, le pluralisme, l’accessibilité des programmes, etc. Dans une société polarisée comme la nôtre, cette démarche d’équilibre suscite forcément davantage de mécontentements que d’adhésion.
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6 commentaires
La démocratie a besoin d’un espace médiatique équilibré. Les critiques contre l’Arcom sont-elles justifiées ou est-ce le reflet d’une société polarisée ?
Les deux probablement. La société est divisée, mais l’Arcom doit rester un garant de l’équité.
Il est intéressant de voir l’Arcom chercher à adapter son approche dans un contexte numérique. La régulation évolue-t-elle assez vite ?
Toujours un pas en retard sur les évolutions technologiques, hélas.
La régulation des médias aujourd’hui est un défi complexe. Comment trouver le juste équilibre entre liberté d’expression et protection des publics?
Effectivement, la ligne est souvent mince. Les régulateurs doivent-il intervenir plus fortement dans certains cas?