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ARTE.TV – À LA DEMANDE – DOCUMENTAIRE
La spectaculaire capture du président vénézuélien, Nicolas Maduro, à Caracas par l’armée américaine, dans la nuit du 2 au 3 janvier, est l’épilogue d’une dramaturgie qui se joue entre le Venezuela et les Etats-Unis depuis plus de vingt-cinq ans sur fond d’enjeux pétroliers.
Pour apporter un éclairage bienvenu sur cette séquence sidérante, Arte rediffuse le documentaire de Paul Cabanis, déjà programmé en 2024, qui tire le portrait de cet ancien chauffeur de bus propulsé à la tête de l’Etat à la faveur de la longue et chaotique présidence d’Hugo Chavez après l’avènement de la République bolivarienne en 1999.
Un homme de l’ombre passé du statut de héros révolutionnaire à dictateur brutal jusqu’à l’autocaricature. Son double animé de Super-Moustache (SB pour « Super Bigote » en espagnol), personnage de propagande créé pour exalter le culte de sa personnalité, pourrait faire sourire si le vrai président n’était pas le « fossoyeur de la démocratie » et l’affameur des Vénézuéliens, dont 8 millions ont pris la route de l’exil ces dix dernières années.
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7 commentaires
Un documentaire qui met en lumière les dérives d’un régime. Espérons que cette diffusion encourage une prise de conscience internationale.
Intéressant de voir comment un ancien chauffeur de bus est devenu un dictateur. Quelle descente aux enfers pour le peuple vénézuélien.
La situation au Venezuela est complexe, mais comment l’impact des sanctions a-t-il joué sur l’économie du pays, notamment sur le secteur pétrolier et minier?
Le documentaire de Paul Cabanis semble offrir une analyse approfondie. Je le regardrai pour mieux comprendre les enjeux derrière cette crise.
La propagande autour de Maduro, comme le personnage de Super-Moustache, montre à quel point le culte de la personnalité peut être dangereux pour une nation.
Le Venezuela était une puissance pétrolière, et maintenant, regardez où ils en sont. Un avertissement pour les pays qui négligent leurs institutions démocratiques.
Les 8 millions de Vénézuéliens ayant fui leur pays sont un testament silencieux des échecs du régime. Comment pouvons-nous aider ces réfugiés?