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A l’échelle de l’Olympique de Marseille (OM), la longévité de Roberto De Zerbi comme entraîneur de l’équipe première à des airs d’anomalie. Le club de football phocéen consume habituellement ses techniciens en peu de temps, mais l’Italien avait su se montrer résilient, au point de tenir un an et demi à ce poste terriblement exigeant. Jusqu’à mercredi 11 février, lorsque ses dirigeants ont jugé bon de mettre fin au contrat qui le liait à l’OM jusqu’en juin 2027.
Les observateurs et supporteurs de Marseille s’interrogeaient ces dernières semaines sur la nature, voire l’existence même, d’une crise au sein du club. Le licenciement de Roberto De Zerbi, acté trois jours après la cinglante défaite sur la pelouse du Paris Saint-Germain (0-5) en Ligue 1, est venu dissiper les derniers doutes : l’OM vit une période de troubles comme il n’en avait plus connu depuis longtemps, alors qu’il s’apprête à accueillir Strasbourg, samedi 14 février, dans le cadre de la 22e journée du championnat de France.
Sur le banc lors de cette rencontre, Jacques Abardonado 47 ans, ancien défenseur phocéen (1998-2001) devenu membre du staff de Roberto De Zerbi, occupera le poste d’entraîneur intérimaire. « Le groupe a été meurtri après le match de Paris. On a essayé d’apporter du positif toute la semaine », a-t-il déclaré en conférence de presse, vendredi, tout en assurant que les joueurs marseillais « se sentent responsables et revanchards. Il faut gagner [samedi] ».
La démission de Benatia refusée par la direction
Surnommé « Pancho », l’adjoint des quatre derniers entraîneurs de Marseille avait déjà assuré un court intérim de deux rencontres, en septembre 2023, après le départ du coach espagnol Marcelino. Le club se trouvait alors en proie à une crise sportive autant qu’institutionnelle, dont seul l’OM en a le secret. Face aux critiques et aux demandes de démission de plusieurs groupes de supporteurs, Pablo Longoria avait tenu bon et poursuivi sa mission de président, tout en promettant un changement de méthode.
Celui-ci s’était concrétisé bien des mois plus tard, après les passages sur le banc de Gennaro Gattuso et Jean-Louis Gasset, avec la nomination de Roberto De Zerbi, à l’été 2024. L’ambition était alors de lancer un cycle de trois ans. Autrement dit, une éternité dans le microcosme local. Un projet auquel croyait encore Pablo Longoria en janvier, comme il le confiait au Telegraph : « Je serais ravi que Roberto [De Zerbi] reste longtemps. J’aimerais qu’il devienne comme Diego Simeone à l’Atlético de Madrid [ce dernier occupe le poste d’entraîneur du club espagnol depuis 2011]. »
Quelques semaines plus tard, les mots de l’Espagnol ont bien mal vieilli. Même si Roberto De Zerbi était l’entraîneur avec le plus haut pourcentage de victoires – 57 % – de l’ère Frank McCourt, le propriétaire de l’OM depuis octobre 2016, l’actuel 4ᵉ de Ligue 1 s’en est séparé et est brusquement revenu à la case départ. L’effectif, pléthorique, a été construit par et pour l’Italien et son successeur, dont la nomination devrait avoir lieu la semaine prochaine, devra s’en accommoder.
Chancelant, le navire marseillais aurait pu l’être encore davantage, puisque Medhi Benatia, directeur du football de l’OM depuis treize mois, a présenté sa démission à la suite du licenciement de Roberto De Zerbi. Celle-ci a été immédiatement refusée par sa direction, selon des informations de RMC Sport que Le Monde est en mesure de confirmer.
« On peut se rattraper »
Pour l’heure, Frank McCourt souhaite donc assurer une forme de stabilité au niveau des instances dirigeantes, à défaut d’en percevoir une sur le terrain. Ces dernières semaines, l’équipe a alterné entre quelques bons résultats – victoire contre Lens (3-1), en Ligue 1, puis contre le Stade rennais (3-0), en Coupe de France – et des contre-performances retentissantes.
La lourde défaite sur la pelouse du Club Bruges (0-3), le 28 janvier, et l’élimination piteuse de la Ligue des champions qui s’est ensuivie, a mis prématurément fin aux ambitions européennes de l’OM, qui espérait se qualifier pour la phase à élimination directe de la compétition pour la première fois depuis quatorze ans.
Malgré la crise, Marseille peut encore espérer remporter son premier titre depuis 2012 avec la Coupe de France – il joue son quart de finale face à Toulouse, le 4 mars – et est encore dans la course au podium en championnat, son objectif de début de saison. Il occupe la 4ᵉ place, avec trois points de retard sur l’Olympique lyonnais (3ᵉ) et cinq d’avance sur le Stade rennais (5ᵉ).
« Il faut réagir, on n’est pas loin du podium, on veut remporter la Coupe de France. Il faut réagir rapidement, se remettre en question (…) On peut se rattraper, on est tous responsables », a lancé Jacques Abardonado, vendredi. Lors de son intérim, en 2023, « Pancho » avait concédé un nul et une défaite en deux matchs. L’ex-défenseur espère un succès, samedi face à Strasbourg, pour transmettre les rênes de l’équipe première au futur successeur de Roberto De Zerbi dans un contexte plus apaisé.










12 commentaires
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