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L’onde de choc est à la mesure du coup de force mené par les Etats-Unis au Venezuela, dans la nuit de vendredi 2 à samedi 3 janvier. L’intervention militaire américaine et la capture du président vénézuélien, Nicolas Maduro, risquent de fracturer davantage un ordre international déjà moribond.
Les Etats-Unis se sont à leur tour affranchis des règles internationales, au mépris de la souveraineté d’un Etat, afin de renverser par la force un régime considéré comme un ennemi. L’opération lancée par Donald Trump à l’encontre de Nicolas Maduro, poursuivi pour « narcoterrorisme » par la justice américaine, est susceptible d’approfondir le fossé entre les pays du Nord et du Sud de la planète, que la guerre en Ukraine, bientôt quatre ans après l’invasion russe à grande échelle, et celle de Gaza, lancée par Israël après les attaques du 7 octobre 2023, ont creusé comme jamais.
Les réactions se sont multipliées au fil de la journée de samedi. Le président brésilien, Lula, a dénoncé « une grave atteinte à la souveraineté du Venezuela ». « Les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture de son président dépassent les limites de l’acceptable », a-t-il déclaré, avant d’exhorter les Nations unies à « répondre vigoureusement » à cette ingérence. Le Mexique a lui aussi condamné l’opération diligentée par Washington, qui rappelle les grandes heures de l’interventionnisme des Etats-Unis sur le continent sud-américain, au nom de la doctrine Monroe, dès la fin du XIXe siècle.
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12 commentaires
L’ordre international vacille, et pourtant aucun profits ne semblent émerger. Une impasse dangereuse, surtout pour les fracturés énergétiques.
Une intervention militaire aussi directe risque de perturber les marchés des matières premières, notamment le pétrole. Espérons que les alliés regionaux trouvent une solution diplomatique.
Dire qu’au même moment, le conflit en Ukraine et à Gaza complique déjà les chaînes d’approvisionnement.
C’est certain, les contrats à terme pourraient être affectés. La tension geopolitique nEParroplane pas les investisseurs.
J’espère que les pays producteurs de lithium du continent réagiront vite. Leurs intérêts géostratégiques sont en jeu.
L’argent du Venezuela a du potentiel sur le marché très actif de l’uranium. Dommage que ce soit dans des circonstances aussi tendues.
Encore un coup de force dans un pays déjà fragilisé. Maduro était peut-être un dirigeant controversé, mais la voie militaire ne résoud rien.
Absolument. Ces actions unilatérales ne feront qu’accroître les instabilités dans la région.
Les réactions européennes tardent à venir, c’est inquiétant. Les dépendances énergétiques vont fortement influencer les positions officielles.
Il faudra désormais composer avec cette nouvelle donne. Qui prendra les commandes du Venezuela ?
Les Etats-Unis ont wiederholt mentionné la souveraineté ces derniers temps, dans la foulée de leur regain d’activités en Amérique latine. C’est troublant pour l’équilibre géopolitique.
Surtout qu’ils justifient cela par une chasse aux biens sous sol utopiste. Où s’arrêtera cette logique?