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Le ministère de la défense indien a approuvé, jeudi 12 février, une mégacommande d’équipements militaires d’un montant de 3 600 milliards de roupies (33,4 milliards d’euros) incluant des avions de combat Rafale, de l’avionneur français Dassault, et des missiles pour son armée de l’air, des missiles antichar pour son armée de terre et des avions de reconnaissance pour sa marine.
Ce feu vert à l’achat de Rafale ouvre la voie à la discussion des détails commerciaux et techniques entre Paris et New Delhi après la visite en Inde d’Emmanuel Macron, prévue la semaine prochaine.
L’Elysée a salué un « jalon très important » vers un contrat « historique ». « C’est le passage d’un jalon très important, avec un signal très fort, qui est l’approbation par un comité d’acquisition de la défense indienne du projet de 114 Rafale », a déclaré une conseillère du président lors d’un briefing sur le prochain déplacement du chef de l’Etat, du 17 au 19 février.
« Maintenant, les discussions [entre le constructeur Dassault et l’armée de l’air indienne] vont se poursuivre, elles sont très positives mais elles restent en cours », a-t-elle souligné. « On est optimistes et on espère de bonnes nouvelles prochainement », a ajouté cette conseillère.
Achat de missiles
Selon une source à l’Agence France-Presse (AFP) au sein du ministère de la défense indien, ce feu vert de New Delhi porte bien sur l’achat de 114 Rafale. « La majorité des avions multirôles – destinés à remplir différents rôles lors de combats – à acquérir seront fabriqués en Inde », a précisé le ministère.
Le conseil d’acquisition de la défense – composé de hauts responsables militaires et du ministre de la défense indien, il constitue la première étape importante pour tout achat d’équipement militaire dans le pays – a également approuvé l’achat de missiles de combat et d’un pseudo-satellite (HAPS) qui peut notamment servir de relais de communications, selon la même source. Le ministère n’a pas précisé s’il s’agissait de missiles de croisière français Scalp ni si l’accord sur les Rafale inclut l’entraînement des pilotes, les simulateurs pour leur formation initiale, les équipements associés, les armes et la maintenance des avions, comme les précédents.
Ce contrat d’achat de Rafale fait l’objet de discussions ardues depuis des années, le gouvernement indien réclamant un vaste transfert de technologies et la fabrication locale d’une partie des appareils. Des médias indiens, citant des sources gouvernementales anonymes, affirment que l’accord final prévoirait que Dassault Aviation fabrique au moins 90 avions de combat dans le pays.
Ce schéma de production s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Make in India », lancée en 2014 par le premier ministre nationaliste Narendra Modi pour renforcer l’industrie de défense nationale, en encourageant les entreprises étrangères à produire en Inde.
Le pays le plus peuplé de la planète, avec 1,4 milliard d’habitants, a fait de la modernisation de son armée une priorité absolue notamment en raison des tensions avec la Chine et le Pakistan, deux pays voisins dotés de l’arme nucléaire.
Hausse des dépenses militaires
L’Inde est l’un des plus grands importateurs d’armes au monde, et New Delhi se détourne lentement de la Russie, allié traditionnel et principal fournisseur d’armement depuis des décennies. Elle a accru ses importations de matériel militaire en provenance des Etats-Unis, de la France et d’Israël. L’annonce de jeudi intervient alors que New Delhi se prépare à accueillir la semaine prochaine un sommet sur l’intelligence artificielle, lors duquel sont attendus Emmanuel Macron et d’autres dirigeants.
Après un attentat dans le Cachemire indien, Inde et Pakistan s’étaient affrontés pendant quatre jours en mai 2025. Des publications sur les réseaux sociaux avaient allégué de la perte de trois Rafale indiens. L’Inde a pour sa part reconnu la perte d’un appareil et les autorités françaises avaient dénoncé une campagne de désinformation menée par la Chine, destinée notamment à dénigrer l’industrie française pour faire la promotion de l’industrie de défense chinoise, qui équipe le Pakistan.
L’Inde a annoncé début février une hausse de 15 % de ses dépenses militaires, dont les crédits vont atteindre environ 85 milliards de dollars. L’an dernier, le ministre de la défense, Rajnath Singh, avait annoncé un accord avec une entreprise française pour concevoir et fabriquer localement des moteurs destinés à son futur avion de chasse national.








17 commentaires
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