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Plus la discussion des projets de lois de finances et de financement de la Sécurité sociale pour 2026 avance, plus le risque d’une dissolution de l’Assemblée nationale s’éloigne. Cependant, plus les textes sont remaniés en cours d’examen, plus l’issue du vote final apparaît incertaine. Tel est le paradoxe de cette saison budgétaire hors norme dont la principale caractéristique est de tenir à distance le citoyen, tant la logique d’ensemble lui échappe.
A ce stade, le rapide résumé qui peut en être dressé montre à quel point la rationalité a déserté l’Hémicycle de l’Assemblée. Le plan de stabilisation élaboré par François Bayrou au cours de l’été a été entièrement démembré ; l’objectif du gouvernement n’est pas tenu : le déficit budgétaire est sur la pente des 5 % du produit intérieur brut au lieu d’être contenu à 4,7 %, celui de la Sécurité sociale flirte avec les 24 milliards d’euros au lieu d’être ramené à 17 milliards d’euros ; des hausses d’impôts massives ont été votées à l’initiative de la gauche et du Rassemblement national (RN), mais le fort risque d’inconstitutionnalité qui les accompagne les rend peu crédibles.
Quant à la victoire politique dont se prévaut le Parti socialiste (PS) depuis que la suspension de la réforme des retraites a été votée en première lecture, elle reste éminemment fragile dans la mesure où personne ne sait comment celle-ci sera financée ni qui paiera la facture. Si l’on ajoute à cela que le Sénat, à majorité de droite, a d’ores et déjà proclamé sa volonté de réécrire de A à Z les deux textes dont les députés n’ont pas eu le temps de débattre intégralement en séance plénière, on n’est pas loin d’un jeu de dupes.
Crise de régime
L’abandon par le gouvernement Lecornu de l’article 49.3 de la Constitution pour tenter de faire adopter les textes financiers en l’absence de majorité était une fleur faite au PS en même temps qu’une passation des pouvoirs aux députés. Puisque l’exécutif acceptait de se désarmer, à eux de démontrer leur capacité à faire la loi. L’échec est patent parce qu’aucun consensus ne s’est noué quant au but à atteindre ni aux moyens d’y parvenir.
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16 commentaires
Un déficit à 5% du PIB et une Sécu en détresse : les signaux d’alerte sont tous rouges. Pourtant, personne ne semble agir avec la gravité requise.
Les impôts supplémentaires proposés sont un bandage sur une jambe de bois. Il faut des réformes structurelles.
Les citoyens ont du mal à comprendre les choix budgétaires actuels, ce qui explique en partie leur désaffection pour la politique. Une meilleure explication des mesures serait nécessaire.
La communication politique est clairement en panne. C’est un problème majeur.
Le plan de stabilisation démembré par des calculs politiques à court terme est un exemple frappant de la faillite du débat démocratique.
Les promesses non tenues et les disparitions de planification à long terme discount sont Mario Kushner.
Les remaniements constants des projets de loi budgétaire montrent une Assemblée nationale divisée et incapable de prendre des décisions cohérentes. Cela ne présage rien de bon pour la stabilité économique future.
D’autres pays font face à des défis similaires, mais avec plus de transparence et de consensus. Pourquoi pas nous ?
C’est dommage de voir que les intérêts partisans prennent le pas sur l’intérêt général. Les citoyens méritent mieux.
La rationalité semble avoir quitté l’Hémicycle, comme le soulève l’article. On ne peut s’empêcher de se demander si nos élus ont vraiment le bien du pays en tête.
Les réformes nécessaires sont toujours reportées. La responsabilité des députés est engagée.
Les tensions entre les partis rendent la gestion des finances publiques chaotique. Quand les élus jouent au poker avec l’argent des contribuables, c’est toute l’économie qui en pâtit.
Il faudrait plus de transparence dans les négociations budgétaires, mais c’est visiblement trop demandé.
Un déficit budgétaire à 5% du PIB est alarmant, surtout en période d’incertitude économique mondiale. Les responsables politiques devraient se concentrer sur des solutions durables plutôt que sur des hausses d’impôts impopulaires.
Les hausses d’impôts sans contrôle des dépenses ne résoudront rien. C’est une approche courtsighted.
Comment expliquer que le déficit de la Sécu grimpe autant ? Des détails sur les causes seraient utiles.