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Cette chronique s’est donné pour objectif d’explorer le monde animal. D’en montrer la diversité des formes, des comportements, des histoires évolutives, des capacités cognitives. Ainsi, semaine après semaine, nous nous sommes penchés sur de nombreuses espèces, des plus simples aux plus complexes, des plus inoffensives aux plus prédatrices, des plus rares aux plus invasives. Il en est pourtant une qui a échappé à notre curiosité, la plus complexe sans doute, la plus prédatrice et la plus invasive, c’est une certitude : Homo sapiens. S’il nous est régulièrement arrivé de comparer le comportement de certains animaux au nôtre – généralement pour nous étonner des capacités de certains cousins même très éloignés –, jamais nous n’avons fait l’inverse. A savoir situer notre comportement par rapport à ceux des autres animaux.
C’est précisément ce que l’anthropologue et archéologue Mark Dyble, maître de conférences à l’université de Cambridge, a réalisé. Dans un article publié le 10 décembre 2025 dans les Comptes-rendus de la Royal Society (Proceedings B), il compare le degré de monogamie d’un large échantillon de mammifères. Pourquoi une telle question ? « Mon point de départ était d’essayer de comprendre l’évolution de la coopération humaine, raconte-t-il. La plupart des espèces animales hautement coopératives (par exemple les abeilles sociales, les fourmis et les mammifères très sociaux comme les suricates) ont un mode de reproduction monogame, je voulais donc voir dans quelle mesure on peut dire que les humains sont monogames. »
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19 commentaires
Faut-il vraiment comparer les comportements amoureux des animaux à ceux des humains ? Les contextes évolutifs sont si différents.
Une analyse passionnante. J’espère que d’autres études suivront pour comparer d’autres comportements.
Tout à fait, les comparaisons inter-espèces peuvent être très instructives.
Découvrir que l’humain est moins monogaque que le castor me surprend. Cela remet en question certaines idées reçues.
C’est une généralement une question de contexte et de définition de la monogamie.
J’ai lu l’article original. Les données sont solides, mais il y a encore beaucoup de questions sans réponse.
C’est souvent le cas en sciences. Les études ouvrent plus de questions qu’elles n’en résolvent.
Comparaison intéressante, mais j’aurais aimé voir d’autres espèces incluses. Comme les oiseaux, par exemple.
Les oiseaux monogames sont effectivement un groupe fascinant à étudier.
Comparer nos comportements à ceux des animaux est toujours précieux pour comprendre notre place dans le règne animal.
C’est une approche utile en anthropologie, en effet.
Intéressant de comparer la monogamie humaine à celle des autres mammifères. Quels critères ont été utilisés pour cette étude ?
L’étude porte sur plusieurs espèces, pas seulement des mammifères. Les résultats sont surprenants.
Ce sujet devrait aussi explorer les différences culturelles chez l’humain, non ?
La monogamie chez l’humain est un sujet complexe. Cette étude en explore une facette intéressante.
Oui, c’est un sujet souvent discuté en biologie évolutive.
Curieux de savoir si cette étude prend en compte les variations culturelles chez l’homme. La monogamie n’est pas universelle.
Exactement, c’est une question importante. Chaque société a ses propres normes.
Cette étude montre une fois de plus à quel point nous sous-estimons parfois l’intelligence des animaux. Le castor