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Hassen Hammou, ex-valeur montante des Ecologistes marseillais, a été condamné, jeudi 8 janvier, à deux mois de prison avec sursis, trois ans d’inéligibilité et une amende symbolique d’un euro à verser à la partie civile. Ce militant de 37 ans a utilisé un compte numérique sur le réseau Snapchat au nom du militant antidrogue et ex-camarade de parti Amine Kessaci.
Encadré par deux policiers après avoir passé la nuit en garde à vue, comme l’a révélé La Provence, M. Hammou, en jean, baskets et doudoune noire à capuche, a comparu en début d’après-midi au tribunal de Marseille dans le cadre d’une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité. A la barre, il a tenté de négocier la peine établie quelques heures plus tôt dans le bureau du procureur, semblant encore nier les faits, avant de finalement accepter la sanction et de quitter la salle toujours sous escorte, en jetant des regards noirs aux journalistes présents.
Quelques minutes plus tard, libéré, il s’est empressé de publier un message sur son compte Facebook, assurant qu’il n’était « ni le créateur de ce compte, ni l’auteur des échanges » incriminés. Une version en totale contradiction avec celle validée devant la procureure en charge du dossier, et qui a conduit à sa condamnation.
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12 commentaires
Le tribunal a fait preuve de fermeté, mais il reste à voir si cette sanction sera dissuasive pour d’autres éventuels usurpateurs.
Usurper l’identité d’un autre militant, quelle mépris pour la confiance et les valeurs d’un parti. La morale est clairement en cause ici.
Exactement, utiliser l’identité d’un collègue pour des propos douteux, c’est inacceptable.
Condamné à verser 1 euro à la victime, cela semble bien symbolique. Serait-ce suffisant pour empreindre le caractère grave de ces actes?
Incroyable que cet ancien militant ait tenta de nier les faits, mais il a finalement accepté la sanction. La justice montre qu’elle ne plaisante pas.
C’est vrai, mais que ce soit pour cette faux compte ou autre, les peines symboliques manquent souvent de dissuasion.
Finalement, malgré les dénégations, il a reconnu sa responsabilité. La justice a tranché, et c’est une bonne chose.
Nier les preuves devant le tribunal, puis changer de discours, quelle incohérence. Heureusement que la justice n’a pas été dupe.
Oui, mais son message sur Facebook après jugement relève du déni total.
Deux mois de prison avec sursis, trois ans d’inéligibilité, cela semble sévère, mais la situation le justifie.
Sévère, mais nécessaire pour éviter que de tels agissements se reproduisent.
Ce procès rappelle l’importance de la transparence en politique, même au niveau local. La justice a fait son travail aujourd’hui.