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Alors que l’aide au développement traverse une crise inédite de financement, de nombreux Etats se désengageant et coupant leur budget, la Cour des comptes européenne (ECA) analyse, dans un rapport publié mercredi 19 novembre, l’efficacité des fonds distribués par l’Union européenne (UE) pour lutter contre la faim en Afrique subsaharienne. Cette région, qui connaît les plus hauts niveaux d’insécurité alimentaire dans le monde, a reçu, en effet, près de la moitié des 23 milliards d’euros alloués par la Commission à cette cause de 2014 à 2024, soit 11 milliards d’euros.
Malgré ces financements, l’Afrique subsaharienne reste la zone géographique où la faim a le plus progressé ces dernières années. En 2024, selon les Nations unies, plus d’un habitant sur cinq sur le continent souffrait de faim chronique, les chiffres les plus alarmants étant recensés en Afrique centrale, où plus de 30 % de la population était chroniquement sous-alimentée. Les causes sont connues : les phénomènes climatiques extrêmes, comme les sécheresses ou les inondations, s’intensifient ; les conflits armés se multiplient, entraînant des déplacements de population ; et beaucoup des pays concernés peinent à se relever de la crise économique entraînée par la pandémie de Covid-19.
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7 commentaires
Malgré les milliards investis, la faim persiste. Y a-t-il un problème structurel ?
L’Afrique centrale semble particulièrement touchée, avec plus de 30% de sous-alimentation chronique.
Les sécheresses récurrentes y aggravent la situation alimentaire.
Les résultats mitigés de l’aide européenne soulèvent des questions sur l’efficacité des fonds alloués.
Il faudrait peut-être repenser l’approche pour mieux cibler les besoins locaux.
La hausse des conflits et des catastrophes naturelles complique énormément la situation.
Comment l’UE compte-t-elle adapter ses stratégies face à ces défis croissants ?