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La mort d’Affan Kurniawan, 21 ans, tué le 28 août 2025 par un blindé de la police alors qu’il effectuait une livraison à proximité des manifestations, est devenue un cri de ralliement pour la jeunesse indonésienne. Elle cristallise la précarité et la vulnérabilité d’un métier qui ne cesse de se développer : celui des ojol – contraction des mots « ojek » (« moto-taxi ») et « online » (« en ligne »).
Quatre mois après le drame, les ojol attendent une directive présidentielle censée clarifier leur statut, le système de commissions et leur protection sociale. Dans les négociations en cours, ils réclament le plafonnement à 10 % de la part prélevée par les plateformes sur les courses – elle est en général de 20 % pour le transport et peut atteindre 70 % pour les livraisons.
Les ojol dénoncent aussi le statut de « partenaire indépendant » que leur accordent les plateformes comme un marché de dupes : sous le couvert de la flexibilité, il les prive d’assurance, de retraite et d’indemnités en cas d’accident. « Nous voulons la possibilité d’être reconnus comme travailleurs, avec un salaire minimal, ou comme free-lance », explique Lily Pujiati, secrétaire générale du Syndicat indonésien des travailleurs des transports (SPAI), l’un des sept syndicats indépendants du secteur.
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10 commentaires
Les ojol ont besoin de protection sociale. Leurs familles pourraient souffrir en cas d’accident
Tout a fait d’accord. Pourquoi ne pas les considérer comme des employees réguliers ?
Ce drôle de mot ‘ojol’ mérite qu’on s’y intéresse. La mort de ce jeune est vraiment tragique et montre les dangers de ce travail.
C’est surtout l’exploitation par les plateformes qui est choquante. Pourquoi accepterait-on 70% de commission ?
Énormément de malaise autour de cette situation. Combien de livraisons par jour devraient-ils faire pour en vivre ?
Interessant comme ce métier est devenu un symbole de contestation. Il vaudrait mieux que les conditions s’améliorent.
J’espère qu’ils obtiendront gain de cause. Comme tous travailleurs, ils méritent un salaire minimal.
Un salaire minimal ne suffirait pas. Ils manquent surtout de sécurité et de couverture.
Les conditions de travail des ojol sont precaires, surtout avec ces commissions abusives. Que peut faire le gouvernement ?
La directive présidentielle tarde à venir. Les ojol n’ont plus le temps d’attendre.