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Quarante questions, un point par bonne réponse, et un score de 80 % requis pour réussir. A compter du 1er janvier 2026, les candidats à la naturalisation passeront un « examen civique » de trois quarts d’heure au maximum, voué à vérifier leur niveau de connaissance de l’histoire, de la culture et de la société françaises. Ce sera aussi le cas des étrangers demandant une carte de résident ou une carte de séjour pluriannuelle.
Cet examen se matérialisera par un questionnaire à choix multiples (QCM), dont les détails ont été actés par un arrêté du vendredi 10 octobre, publié au journal officiel du 12 octobre mais passé relativement inaperçu dans le contexte politique rocambolesque du week-end.
En signant ce texte in extremis – deux jours avant son départ du gouvernement –, le ministre de l’intérieur démissionnaire Bruno Retailleau a posé la dernière pierre d’un édifice législatif et réglementaire qu’avait initié, dès la rentrée 2022, son prédécesseur, Gérald Darmanin, avec l’annonce d’une loi sur l’immigration. Adoptée dans la douleur par le Parlement fin 2023 avec les voix du Rassemblement national, puis en partie censurée par le Conseil constitutionnel, cette loi polémique avait ébranlé le gouvernement d’Elisabeth Borne, avant d’être promulguée en janvier 2024.
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21 commentaires
80 % de réponses correctes, c’est une barrière haute à franchir.
C’est le seuil minimal pour garantir une connaissance basique.
Cet examen sera-t-il un frein à l’immigration comme le souhaitent certains ?
Pas forcément, mais ça peut décourager quelques candidats.
Bruno Retailleau quitte le gouvernement, mais il laisse sa marque sur cette-politique.
Un héritage controversé, sans aucun doute.
Encore une mesure qui risque d’alimenter les tensions sociétales.
C’est dommage, car l’intégration devrait être un effort commun.
Quarante questions en trois quarts d’heure, c’est assez exigeant pour des étrangers en cours d’intégration.
Peut-être, mais c’est un compromis entre accessibilité et rigueur.
Cet examen civique semble strict, mais est-il vraiment nécessaire ?
Toute façon, la France a besoin de renforcer son identité nationale.
Prenons l’exemple du Canada, qui a un système similaire depuis des années.
On parle d’intégration, mais cet examen semble plus orienté vers le contrôle.
C’est un outil administratif, pas un instrument d’inclusion.
Trois quarts d’heure pour évaluer des années d’intégration, c’est vraiment suffisant ?
C’est mieux qu’un entretien subjectif, mais pas parfait.
Le Conseil constitutionnel avait censuré une partie de la loi, mais l’essentiel est maintenu.
Désolé, mais cette loi reste un symbole de repli identitaire.
Un QCM, comme pour les examens scolaires, c’est un peu réducteur sur des questions si profondes.
Effectivement, l’aspect humain me semble manquer ici.