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Plus d’un an après la chute de Bachar Al-Assad, la normalisation des relations entre le nouveau régime syrien et le pouvoir libanais se fait toujours attendre. Malgré des visites officielles de part et d’autre, ainsi qu’une coopération sécuritaire à la frontière entre les deux pays pour traquer les trafics en tous genres, le rapprochement a fait peu de progrès. En cause, le dossier des détenus islamistes syriens au Liban, pomme de discorde entre Beyrouth et Damas. L’équipe d’Ahmed Al-Charaa, président de transition syrien et ancien chef djihadiste, a fait de leur transfert une condition pour toute avancée.

Sur près de 2 700 prisonniers syriens incarcérés au Liban, environ 600, d’affiliation islamiste, seraient concernés par le rapatriement judiciaire réclamé par Damas. Parmi ces derniers, plus d’une centaine ont été accusés ou condamnés pour actes terroristes par le tribunal militaire de Beyrouth, et d’autres sont accusés d’avoir pris part à des combats contre l’armée libanaise.

Au cours de la décennie 2010, plusieurs attentats au pays du Cèdre avaient été revendiqués par des djihadistes syriens, et plusieurs périodes d’affrontements avaient opposé militaires libanais et militants armés anti-Al-Assad dans l’est du Liban. Certains étaient membres du Front Al-Nosra (affilié à Al-Qaida de 2013 à 2016), devenu ensuite le groupe Hayat Tahrir Al-Cham. Son dirigeant fut Ahmed Al-Charaa, connu alors sous son nom de guerre d’Abou Mohammed Al-Joulani, jusqu’à ce qu’il renverse Bachar Al-Assad le 8 décembre 2024 et prenne les rênes de la Syrie.

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8 commentaires

  1. Marie Richard le

    Les pays voisins ont intérêt à trouver une solution, car cette tension durable profite surtout aux groupes radicaux qui veulent semer le chaos.

  2. Le Liban a-t-il vraiment les moyens de négocier ce transfert, surtout pour ceux condamnés pour terrorisme ? Le risque est gros pour la sécurité intérieure.

  3. Chloé Martin le

    La présence de ces djihadistes syriens sur le sol libanais a causé tant de drames. Est-ce qu’un retour en Syrie les rendrait vraiment inoffensifs ?

  4. Claire Martin le

    Intéressant de voir comment ce dossier des détenus islamistes complique les relations entre le Liban et la Syrie. La sécurité reste une priorité pour Beyrouth, mais Damas semble déterminé à obtenir ce transfert.

    • Oui, surtout après les attentats passés. La méfiance est compréhensible, mais est-ce vraiment la condition pour une normalisation ?

  5. La situation montre une nouvelle fois à quel point les questions sécuritaires influencent les relations internationales. Les deux pays semblent coincés entre diplomatie et prudence.

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