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LETTRE DE NEW DELHI
Les Indiens aiment les pigeons, passionnément, toutes religions confondues. Musulmans comme hindous et bien sûr jaïns, ces dévots qui vouent un respect absolu au vivant. Un peu partout dans Delhi et les grandes métropoles, des marchands attendent le client avec leurs sacs de graines au milieu d’une nuée de pigeons dans des lieux parfois improbables, sur des ponts ou des ronds-points, à défaut de vraie place.
Hindous et jaïns nourrissent les volatiles dans un acte de piété et de compassion, tandis que dans Old Delhi les kabootarbaazi, les maîtres pigeonniers, élèvent et dressent des volatiles, prolongeant une tradition héritée de la période moghole. Du XVIe au XVIIIe siècle, les pigeons étaient utilisés pour transporter lettres d’amour et messages par les souverains et les nobles musulmans. On raconte que l’empereur Akbar, grand passionné, possédait lui-même une collection personnelle de 20 000 pigeons.
Des compétitions entre kabootarbaazi continuent d’être organisées entre novembre et février dans le capharnaüm d’Old Delhi. Des centaines de pigeons, lâchés des terrasses des ruelles étroites et sinueuses de la vieille ville, concourent dans des vols de distance.
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14 commentaires
Curieux comment une pratique aussi ancienne trouve encore sa place dans la société indienne actuelle. Les pigeons semblent être bien plus que des animaux de compagnie ici.
Toutes les cultures ont leurs petites particularités. Les pigeons, ça doit être un business pas si simple à organiser dans un centre-ville aussi dense.
Je me demandais pourquoi il y avait autant de pigeons dans les rues de Delhi. Maintenant j’ai ma réponse. Les Indiens semblent tenir à leur présence.
Comment peuvent-ils cohabiter avec tous ces pigeons dans des lieux aussi improbables ? Les autorités doivent avoir du mal à réguler cela.
Fascinant de voir comment cette tradition ancienne des pigeons voyageurs perdure dans les villes indiennes modernes. Qui aurait cru qu’un simple volatile pouvait avoir une si grande place culturelle ?
Exactement, c’est un lien tangible avec le passé moghol. Dommage que cette pratique soit parfois en conflit avec la vie urbaine.
Les Indiens ont vraiment un rapport unique à ces animaux. Curieux de savoir comment les autorités gèrent cette passion en pleine expansion.
Le lien entre pigeons et spiritualité est vraiment frappant. Cela montre à quel point la religion influence la vie quotidienne en Inde, même dans les petites choses comme le nourrissage des oiseaux.
Quel beau mélange entre spiritualité et sport. Les compétitions de pigeons doivent être un spectacle à regarder dans Old Delhi.
Je l’imagine bien. Une tradition qui mérite d’être préservée malgré la modernisation.
Intéressant de noter que même dans une mégalopole comme Delhi, les traditions locales résistent. Le pigeon semble être bien plus qu’un simple animal.
Absolument, c’est un symbole à la fois culturel et spirituel pour beaucoup de communautés.
Incroyable l’histoire de l’empereur Akbar avec ses 20 000 pigeons. Ça montre bien l’importance historique de ces oiseaux en Inde.
Effectivement, et aujourd’hui leur élevage continue de rythmer la vie de certains quartiers.