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A bas bruit, elles se sont imposées dans la vie politique nationale. Depuis le début du siècle, les régions sont devenues les collectivités structurantes du pays, passant, le 1er janvier 2016, il y a dix ans, de 22 régions métropolitaines à 13. A leur tête, des barons puissants, dont certains espèrent faire de leur fief un marchepied pour l’Elysée.
Un tremplin politique, la région ? Plusieurs présidents – Xavier Bertrand (Les Républicains, LR), dans les Hauts-de-France, Valérie Pécresse (LR), en Ile-de-France, ou Carole Delga (Parti socialiste, PS), en Occitanie – en sont persuadés. C’est que la collectivité a acquis ses lettres de noblesse, plusieurs de ses présidents accédant à des premiers rôles au niveau national.
En 2002, c’est la première fois que l’un d’eux est nommé à Matignon : Jean-Pierre Raffarin devient le troisième premier ministre de Jacques Chirac. « A l’heure du rejet du parisianisme, l’ancrage provincial du président de la région Poitou-Charentes est un atout, écrit alors Le Monde. Il lui permettra, au diapason de la rhétorique chiraquienne, de défendre la “France d’en bas” contre les élites. » Et à ceux qui doutaient de ses compétences, Jean-Pierre Raffarin répliquait : « La région est un petit Matignon. »
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9 commentaires
Les présidents de région s’imposent comme des figures incontournables. Leur expérience locale pourrait-elle jouer un rôle clé dans les prochaines élections ?
Absolument. Leur ancrage territorial est un atout dans un contexte de méfiance envers le pouvoir central.
Intéressant de voir comment les régions deviennent des acteurs majeurs dans la politique nationale. Est-ce que cette tendance va se confirmer dans les années à venir ?
La centralisation reste forte en France. Les régions ont encore des limites malgré leur influence grandissante.
Toutes les indications montrent que les régions continueront à prendre de l’importance. Les citoyens apprécient les politiques locales et concrètes.
À quand une réforme territoriale plus ambitieuse pour renforcer encore le pouvoir des régions ?
Cette question revient souvent, mais les blocages politiques retardent les choses. Les régions demandent plus d’autonomie depuis des années.
Un bon résumé de l’évolution politique récente. La décentralisation semble avoir porté ses fruits, même si tout n’est pas parfait.
C’est vrai, certains secteurs comme l’énergie ou les mines pourraient bénéficier d’une gestion plus décentralisée aussi.